
405 000 travailleurs frontaliers en Suisse résident en Europe
Leur nombre a augmenté de 2,5% entre 2023 et 2024. Plus précisément, les travailleurs frontaliers résidant en France ont augmenté dans la même période de 4,5%. Sur les 234 000 frontaliers résidant en France, 64% (149 000) sont affiliés à la sécurité sociale française (hors pensions de retraite).
Un choix plus marqué pour la sécurité sociale suisse
La part des frontaliers français travaillant en Suisse poursuit son évolution. Mais la proportion des frontaliers optant pour la sécurité sociale française a tendance à diminuer. Cette situation est en grande partie liée au coût moindre de l’assurance maladie suisse (forfait), notamment pour les actifs célibataires sans charge de famille à hauts revenus.
Portrait type du frontalier
Il s’agit en moyenne d’un homme de 43 ans, salarié, résidant en Haute-Savoie et travaillant dans le canton de Genève, réalisant 32 km de trajet quotidien. Il percevait en 2023 un revenu fiscal de référence individuel de 59 790€ en 2023.
59% des frontaliers sont des hommes (contre 51% pour les salariés travaillant en France). Leur moyenne d’âge est légèrement plus élevée : 43,1 ans pour les hommes, 42,6 ans pour les femmes contre respectivement 40,4 ans et 40,9 ans pour la moyenne des actifs français.
¾ des frontaliers français résident dans 3 départements
43% résident en Haute-Savoie, 20% dans le Doubs et 14% dans le Haut-Rhin. En Haute-Savoie, un salarié sur cinq de moins de 65 ans travaille en Suisse et 15% dans le département du Doubs. Plus localement, les EPCI frontalières (Grand Pontarlier-Val de Morteau-Pays de Maîche-Lacs et Montagnes du Haut Doubs) concentrent le plus de frontaliers. Leur nombre diminue avec l’éloignement de la frontière.
4 cantons suisses pourvoyeurs d’emplois pour les frontaliers français
114 000 travailleurs (48%) travaillant dans le canton de Genève, résident à 74% en Haute-Savoie. 45 000 frontaliers (19%) travaillent dans le canton de Vaud. Ils résident à 32% en Haute-Savoie et pour 25% dans le Doubs. 19 000 salariés frontaliers (8%) travaillant dans le canton de Bâle-Ville résident à 95% dans le Haut-Rhin. 16 000 frontaliers (7%), salariés dans le canton de Neuchâtel, résident pour 91% dans le département du Doubs.
L’industrie manufacturière au top des activités
2/3 des frontaliers résidant en France travaillent principalement dans cinq secteurs d’activités. 20% (47 000) travaillent dans l’industrie quand 13% (31 000) opèrent dans les sociétés de services administratifs et autant dans le commerce. 11% (26 000) interviennent dans le domaine de la santé et l’action sociale et 10,5% (25 000) travaillent dans les activités scientifiques et techniques.
Les frontaliers résidant dans le Doubs et le Jura travaillent principalement dans l’industrie manufacturière. Les activités sont plus équitablement réparties pour les frontaliers résidant dans les autres départements.
Près de 59 000€ de revenu moyen de référence
C’est près du double du revenu moyen des salariés en Bourgogne Franche-Comté (29 000€). Il est constitué pour la quasi-totalité des salaires et pensions de retraite. Ce revenu a augmenté de 7% entre 2022 et 2023. Le salaire moyen des femmes est inférieur de 21,3%, une situation liée en grande partie à la part plus importante de femmes travaillant à temps partiel !
Les frontaliers résidant dans l’Ain ont un revenu moyen de plus de 66 000€, largement supérieur aux frontaliers résidant dans le Doubs ou le Jura (respectivement 54 095€ et 53 184€). L’Urssaf Franche-Comté gère les comptes sociaux des frontaliers de tous les départements (hors Ain et Haute-Savoie gérés par l’Urssaf Aura). Elle a un rôle de conseil et d’accompagnement auprès des frontaliers. L’organisme de collecte des cotisations poursuit son partenariat avec les associations de frontaliers.
































