Le conseil municipal du 23 février avait une saveur particulière. Patrick Genre le présidait pour la dernière fois, après 27 années passées en tant que maire de Pontarlier. La salle Paul Robbe était pleine à craquer, de nombreux Pontissaliens ayant tenu à assister à la séance : les élus, les colistiers des listes candidates, les médias mais aussi la famille proche du premier édile. Après la délibération finale, il n’a pas pu retenir ses larmes. « Ça y est. Ça fait 369 mois (il a commencé en 1995 en tant qu’adjoint, ndlr) avec Daniel (Defrasne, ndlr) que nous sommes là et que j’ai pu apprécier ce travail collectif ». Il a tenu a remercié les services, la minorité, les élus à ses côtés mais également sa famille.
Trois décennies d’engagement
« 30 années d’engagement, de constance, de travail et de passion au service de Pontarlier et de ses habitants. Être maire pendant trois décennies, ce n’est pas seulement administrer une ville, c’est l’accompagner dans ses transformations, la protéger dans les moments difficiles, la faire grandir dans les moments forts et surtout ne jamais perdre de vue l’intérêt général », témoigne Daniella Thiebaud-Fonck, adjointe à la Culture, dans un discours « au nom de tous » et parsemé de références au monde de l’ovalie pour saluer le parcours de l’ancien rugbyman. « Vous avez apporté à vos mandats ce que le rugby enseigne : l’esprit d’équipe, la solidarité, le courage, la persévérance. Sur le terrain comme à la mairie vous avez tenu votre poste. Aujourd’hui ce n’est pas seulement un mandat qui s’achève, mais une page importante qui se tourne et cette page porte votre empreinte. 30 ans à mener le jeu sans jamais baisser les bras. La Ville fut votre terrain, Pontarlier votre combat, comme un capitaine en mêlée, toujours là quand il faut ».
Un « choix assumé, voulu, pas regretté »
« Je visualise la fin du mandat. Je ne prendrai plus la parole concrètement ici. Je me dis que ça fait 31 ans que je m’exprime dans cette salle. C’est très factuel, ça concrétise la fin du mandat. C’est un choix assumé, voulu, pas regretté. J’ai vécu 31 ans passionnants, presque passionnels avec la Ville, ses services, les habitants, les associations, les acteurs économiques etc. Si on n’a pas une équipe, des services, des élus qui nous entourent, on ne peut rien faire. Quand on est un groupe majoritaire, il y a toujours des débats, des échanges, des points de vue différents mais on a toujours travaillé dans un esprit de faire évoluer la ville. J’ai tenu à saluer la minorité. La grande majorité des délibérations se font à l’unanimité. Il y a des points de vue différents, c’est normal c’est la démocratie mais toujours dans le respect, la concertation, sans attaques ni invectives », a réagi Patrick Genre à chaud. À l’issue de cette dernière séance municipale, toute la salle s’est levée pour l’applaudir avant de lui remettre une écharpe hautement symbolique.































