Ce retour de Peugeot au FC Sochaux-Montbéliard coïncide avec le changement de gouvernance à Stellantis et de direction chez Peugeot avec votre arrivée. Pourquoi avoir fait le choix inverse de vos prédécesseurs ?
Nous cherchons à réexpliquer depuis un certain temps pourquoi la marque Peugeot est connue, pourquoi elle est la marque préférée des Français dans l’automobile. L’une des raisons est surtout liée à son enracinement, en particulier dans le pays de Montbéliard. La marque existe depuis 215 ans : cet attachement et ce retour à nos racines étaient nécessaires et devaient se faire avec le FC Sochaux-Montbéliard. Le club est né pour rassembler nos salariés à l’usine, nos valeurs sont communes. La fierté de travailler chez Peugeot et de soutenir le club reste la même aujourd’hui. On veut recréer cette relation humaine, sociale et culturelle. C’est plus qu’un partenariat, plus qu’un sponsor : c’est un acte fondateur qui honore notre héritage et prépare l’avenir.
Le football correspond de nouveau aux valeurs de Peugeot ?
On est une marque populaire, ouverte à tous, et ce partenariat est un moyen de l’exprimer. Le FC Sochaux-Montbéliard reste une exception évidente, car Peugeot n’a aucune autre ambition dans le football ! Nos axes de développement sont déjà connus : nous sommes engagés dans le rugby depuis plus de 30 ans avec le Stade Toulousain. Nous misons aussi beaucoup, depuis quelque temps, sur le cinéma avec notamment le partenariat pour les César ou celui du Festival de l’Alpe d’Huez. Nous sommes enfin un acteur majeur du sport automobile, avec les 100 ans de Peugeot aux 24 Heures du Mans qui seront fêtés cette année.
Un retour à l’actionnariat est-il envisageable à plus long terme ?
Ce n’est pas prévu. Je suis admiratif du travail de Sandro Nardis, qui est à l’origine de ce retour. Nous avons eu un premier échange très fluide et naturel qui aboutit aujourd’hui. Avec les autres membres du club, les socios, j’ai pris conscience que cette reconnexion était attendue et nécessaire, mais nous ne faisons que l’accompagner.
Comment se matérialise financièrement cet engagement ?
On s’engage à être le sponsor principal sur le maillot de l’équipe fanion pour une période de cinq ans, mais aussi chez les jeunes et sur d’autres aspects du club. L’objectif est d’accompagner le FCSM pour lui permettre de retrouver la Ligue 2 rapidement, pourquoi pas dès la fin de l’année si les résultats continuent ainsi ! Dans notre partenariat, le niveau de soutien est conditionné au niveau de performance. Donc si, dans les années à venir, comme je l’espère fortement, le club venait à retrouver la Ligue 1 ou même à gagner une Coupe d’Europe, notre soutien évoluerait évidemment en conséquence. En revanche, il n’y a pas de clause de « non-performance ».
Donc la réussite du FCSM correspond à votre stratégie marketing…
Bien sûr. La marque doit briller le plus fortement possible pour assurer son avenir. Cela passe par une promesse de qualité, de proximité et d’attachement à la France.






























