Élections Municipales 2026 : Suivez la journée en direct sur Hebdo25 – Secteur Doubs

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Élections Municipales 2026 : suivez la journée en direct avec l’équipe d’Hebdo25 (Résultats, interviews, statistiques)

 

 

Municipales 2026 : quels sont les enjeux dans le Doubs ?

Avec 683 candidatures déposées et 449 communes où une seule liste se présente, les élections municipales s’annoncent toutefois mouvementées, notamment à Besançon et à Pontarlier. Focus sur notre zone de diffusion, du Grand Besançon à la bande frontalière, en passant par le premier plateau et le Doubs central.

Ce dimanche 15 mars, 683 listes enregistrées dans le Doubs pour le premier tour des élections municipales s’en remettront au vote des 375 296 électeurs, dont 193 953 femmes, du territoire.

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Deux fois plus de listes dans l’arrondissement de Montbéliard qu’à Pontarlier

Dans le détail, l’arrondissement de Besançon recense 297 listes à travers 251 communes, dont 210 avec une candidature unique.

Dans l’arrondissement de Pontarlier et ses 143 communes, la préfecture enregistre 167 listes. Parmi elles, 113 communes n’ont qu’une seule candidature.

Enfin, l’arrondissement de Montbéliard est celui où la démocratie s’exercera le plus intensément avec 168 communes pour 219 listes déposées (126 villages n’ont toutefois qu’une seule liste).

Pontarlier : qui pour succéder à Patrick Genre ?

Les regards seront surtout tournés vers Besançon et Pontarlier, soit 137 000 habitants à elles deux. La capitale du Haut-Doubs va quoi qu’il arrive vivre une nouvelle page de son histoire avec le départ de Patrick Genre.

Quatre candidats rêvent de lui succéder au poste de maire de Pontarlier : ses adjoints Bénédicte Hérard (« Pontarlier en actes ») et Bertrand Guinchard (« Pontarlier forte, vivante et responsable »), l’ancien chef d’entreprise Patrick Comte(« De l’ambition pour Pontarlier ») et enfin Cédric Laithier, tête de liste insoumise de l’unique liste de gauche transpartisane et citoyenne, « La Gauche Pontissalienne ».

Pontarlier : six candidatures annoncées, quatre à l’arrivée

Si le Rassemblement national (RN), fort de ses scores importants obtenus lors de précédents scrutins, avait annoncé constituer une liste pour s’emparer de Pontarlier, le parti n’a finalement pas réussi à réunir suffisamment de candidats. Deux autres candidatures avaient également été annoncées avant de rapidement se retirer.

Les Pontissaliens auront toutefois l’embarras du choix avec quatre listes, soit deux de plus qu’en 2020.

Outre La Gauche Pontissalienne, bien décidée à s’emparer seule de la mairie, de possibles négociations ne sont pas exclues dès dimanche soir entre les trois autres candidats… encore faut-il franchir la barre des 10 % des suffrages exprimés, synonyme d’accès au second tour.

Changement historique ou confirmation à Besançon ?

À Besançon, ces municipales 2026 ont des airs de « match retour » pour les uns et d’offre alternative pour les autres.

Après de nombreux remous, la maire écologiste sortante Anne Vignot a réussi à constituer une union de la gauche sous le nom « Besançon vivante, juste et humaine », afin de briguer un second mandat.

À l’inverse, son principal opposant Ludovic Fagaut (Les Républicains) a rapidement rassemblé ses alliés du centre-droit, à commencer par le député MoDem Laurent Croizier et plusieurs personnalités de la société civile.

Cette large alliance, réunie au sein de l’équipe « Ensemble Besançon Avance », espère inverser les scores de 2020, lorsque le candidat de la droite s’était incliné de 566 voix au second tour.

Quatre outsiders bisontins pour une alternative

Quatre autres candidats bisontins sont déterminés à bousculer ce duel annoncé.

À commencer par Éric Delabrousse (Horizons), soutenu par Renaissance et le Parti radical pour la liste « Besançon mérite mieux ». Le médecin radiologue au CHU Jean-Minjoz espère créer la surprise, tout comme Séverine Véziès, tête de liste de La France insoumise pour « Faire mieux pour Besançon ». En misant sur le retour aux urnes des abstentionnistes, LFI espère cette fois franchir la barre des 10 %, contrairement à 2020.

Le RN de retour au conseil municipal ?

Même ambition pour le Rassemblement national, confiant après être arrivé en tête aux élections européennes de 2024 à Besançon. La liste « Changeons Besançon », portée par Jacques Ricciardetti, compte bien réintégrer le conseil municipal bisontin, comme en 2014.

Enfin, comme souvent à Besançon, la liste « Lutte ouvrière – le camp des travailleurs » n’a eu aucune difficulté à réunir 57 candidats, avec à sa tête Nicole Friess, engagée depuis 1975.

Tous les scénarios restent possibles. Une chose est sûre : le premier tour, ce dimanche 15 mars, sera déterminant pour le second tour prévu le 22 mars.

Que feront les cinq communes du Doubs sans liste ?

Mais ce premier tour ne concerne pas tous les villages du Doubs. Aucune candidature n’a été déposée à :

Saules
Chapelle-d’Huin
Dompierre-les-Tilleuls
La Planée
Rochejean

La préfecture assurera provisoirement l’administration quotidienne de ces communes avec l’aide d’habitants volontaires. Le préfet devra également organiser de nouvelles élections dans les trois prochains mois.

En attendant, les communes concernées ne pourront ni voter de budget ni engager de nouvelles dépenses importantes, en dehors de la gestion courante.

Des communes centrales sans enjeu…

Entre Besançon et la bande frontalière, plusieurs communes vivront paradoxalement un dimanche plutôt calme, comme Baume-les-DamesOrnans ou Morteau.

Le maire baumois Arnaud Marthey (PS) repart pour un nouveau mandat avec sa liste « Agir avec vous », tout comme le mortuacien Cédric Bôle avec « Énergie, équilibre, engagement pour Morteau ».

À Ornans, en revanche, il s’agit d’un renouvellement d’équipe avec la liste « Ornans Demain », portée par Pierre Liévremont.

Ces candidatures uniques font-elles réellement l’unanimité ou traduisent-elles un éloignement d’une partie de la population de la vie politique locale ? Quoi qu’il en soit, sauf surprise, ces candidats devraient être élus dès dimanche soir.

… et d’autres où le suspense est entier

La situation est bien différente à ValdahonVillers-le-Lac ou Saint-Vit, où deux listes s’affrontent. À Valdahon, la maire sortante Sylvie Le Hir conduit la liste « Continuons à agir pour Valdahon ». Elle affronte Patricia Lime-Veille, qui mène la liste « Agissons ensemble pour Valdahon ».

La succession de Dominique Mollier à Villers-le-Lac

À Villers-le-Lac, un nouveau maire sera élu à l’issue de ce scrutin. L’édile sortante Dominique Mollier soutient Romain Vermot, 30 ans, candidat de la liste « Villers-le-Lac, une dynamique d’avenir ».

Face à lui, Pascal Viennet, 63 ans, conduit la liste « Villers en mouvement ». Novice en politique, il s’appuie sur une solide expérience associative et une forte notoriété locale, acquise notamment en dirigeant les calèches du Saut du Doubs pendant plusieurs décennies.

Enfin, à Saint-Vit, le maire sortant Pascal Routhier, élu depuis 2001, brigue un dernier mandat avec la liste « Notre engagement, Saint-Vit ». Il sera opposé à Gwenaël Martin, tête de liste « Saint-Vit ensemble ».

Mais ce premier tour des municipales dans le Doubs, c’est aussi trois listes à Beure (1 300 habitants)deux à Reculfoz (49 habitants) ou encore des premiers adjoints opposés à leur maire sortant, comme à Pugey ou École-Valentin. Une journée électorale pleine de suspense à suivre tout au long de ce dimanche sur notre site hebdo25.net.