Certaines addictions prises en charge par le CHU de Besançon

Le Centre Hospitalier Universitaire de Besançon ouvre une consultation pour les adultes souffrant d’addiction comportementale.

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Le docteur Julie Giustianiani, psychiatre et addictologue au CHU de Besançon - photo CHU Besançon
Des chiffres parlants

Selon le baromètre de Santé Publique France, on évalue à 370 000 le nombre de personnes classés comme joueurs excessifs, soit 1,6% des personnes ayant joué dans l’année à un jeu d’argent et de hasard (chiffres 2019). Ce chiffre est en augmentation de 6,6% par rapport à l’année 2012.

Les addictions sexuelles, estimées entre 3 et 5% de la population, concernent prioritairement les hommes.

Une démarche de soins volontaire

Certains loisirs deviennent, en cas d’usage abusif, de véritables addictions. C’est le cas des jeux d’argent, des jeux vidéo ou encore de l’usage des réseaux sociaux. Les addictions comportementales recouvrent également les achats compulsifs, les pratiques sportives excessives, certains comportements sexuels et même…l’abus de travail !

Quand le comportement devient excessif et irrépressible, il peut engendrer des perturbations dans la vie personnelle, professionnelle. Une addiction qui conduit aussi à des problèmes financiers, des troubles du sommeil ou de l’humeur.

« Les conséquences des addictions comportementales sont souvent aussi dramatiques que les addictions à l’alcool ou aux stupéfiants » souligne le docteur Julie Giustiniani, addictologue et psychiatre au CHU de Besançon. Elle accueille les personnes souhaitant s’engager dans une démarche de soin tous les mercredis après-midi au Centre Hospitalier de Besançon.

Des soins adaptés

Gérer son addiction et ses conséquences seul, est très difficile. L’accompagnement d’un professionnel va permettre de définir la meilleure stratégie de prise en charge. Après une première période d’écoute et d’évaluation, le docteur Giustiniani pourra détecter s’il s’agit bien d’une addiction, d’en comprendre les rouages qui l’ont généré. Le médecin évalue enfin la détermination du patient  à sortir de cet engrenage.

Le diagnostic établi, le médecin accompagne le patient, par une psychothérapie adaptée, vers un usage modéré de son addiction, voire son arrêt définitif.

Testez-vous avant de vous faire accompagner

Les personnes qui souffrent d’une addiction comportementale et ne savent pas l’évaluer peuvent déjà tester le niveau de leur addiction directement en ligne https://www.addictaide.fr. Cet outil d’orientation validé scientifiquement permet ensuite de prendre contact avec l’équipe de liaison en soins d’addictologie du CHU de Besançon. Il suffit de prendre rendez-vous au 03 81 21 21 90 08.

Yves Quemeneur