
En France, près d’un tiers des personnes âgées vivent seules à domicile après 65 ans, et ce chiffre continue d’augmenter avec le vieillissement de la population. À Étalans, pour que vivre chez soi soit synonyme de sécurité et de tranquillité, la commune a misé sur un dispositif pour renforcer la téléassistance. Une convention a été signée le 20 janvier 2026 entre le Centre communal d’action sociale (CCAS) et l’Aide à domicile en milieu rural (ADMR) des Portes du Haut-Doubs pour développer la téléassistance sur le territoire. Objectif : permettre aux habitants de rester chez eux en toute sécurité et rassurer leurs proches.
Une présence rassurante
La téléassistance repose sur un dispositif simple : un appareil est installé au domicile et relié à un bracelet porté par la personne. « Un simple appui émet un appel vers notre plateforme ouverte 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 », explique Steve Pernin, responsable du service de téléassistance à l’ADMR du Doubs. En cas de chute, malaise ou urgence, l’opérateur peut prévenir les proches, les intervenants de proximité ou les secours. Le service s’adresse aux personnes âgées, mais aussi aux personnes en situation de handicap vivant seules. À Étalans, une quinzaine d’habitants sont déjà équipés. Sur l’ensemble du Doubs, l’ADMR accompagne environ 1 100 bénéficiaires.
Mais la téléassistance ne se limite pas aux situations critiques. « On parle d’appel d’urgence, mais 80 % des déclenchements sont en réalité des appels de convivialité », souligne Steve Pernin. Des personnes isolées utilisent le bracelet pour échanger avec les opérateurs. « Notre rôle est de prendre le temps de discuter, d’entretenir un lien avec eux pour les rassurer et les soutenir », précise-t-il.
Retarder l’entrée en établissement
Avec cette convention, le CCAS d’Étalans prend désormais en charge les frais d’installation, d’un montant de 30 euros. « On veut aussi sensibiliser les familles aux aides financières existantes : le Département via l’APA, les caisses de retraite, certaines mutuelles, et même un crédit d’impôt de 50 % », précise Steve Pernin. Les réticences existent encore : « On a régulièrement des seniors qui n’acceptent pas d’être équipés. Malheureusement, ils s’équipent souvent après une chute. C’est une sécurité pour la personne, mais ça rassure aussi l’entourage. »
L’ADMR a déjà signé une quarantaine de conventions comme celle-ci dans le Doubs, notamment à Avoudrey et Vercel. Valdahon pourrait suivre : « La démarche est en cours, nous attendons les prochaines élections municipales. Les élus sont généralement très favorables à ce dispositif », indique le responsable.




























