Haut-Doubs. Quel avenir pour le Cheval Comtois ?

Comment une race régionale qui aurait pu disparaitre a-t-elle réussi à renaitre et se développer ? Et qu’en sera-t-il demain ? Des questions que se posent éleveurs et passionnés sur le territoire berceau du Comtois.

426
Le comtois s'est notamment imposé dans le monde du spectacle comme ici avec Guillaume Mauvais (Photo Les Comtois en folie)

Le cheval comtois est aujourd’hui la première race de trait en France avec pas moins de 3000 naissances annuelles et une présence dans presque tous les départements du pays ainsi qu’en Suisse, Belgique, Italie, Espagne, Royaume-Uni… Un soulagement pour ses défenseurs tant il est vrai que comme d’autres, il aurait pu disparaitre. Mais le comtois est robuste. Son bon caractère et sa docilité ont également permis d’en faire un allier précieux pour les petits travaux agricoles comme dans les forêts pour le débardage ou dans les vignes, pour le maraichage, l’entretien des espaces verts ou encore les loisirs. Dans tous ses domaines il a fait un retour en force qui pourtant, tous en conviennent, aurait été insuffisant selon la filière si la production bouchère n’avait pas été au rendez-vous.

Pour les éleveurs et passionnées du Doubs Horloger, là où se situe le berceau de la race, une première réunion de travail pour parler avenir avec deux projets que pourrait accompagner le Parc naturel régional. D’abord une journée dédiée au Comtois à destination du grand public, moins technique que le concours national, axée sur des démonstrations principalement. Une réflexion est aussi en cours pour la mise en place d’un élevage témoin à vocation pédagogique, structure qui pourrait être fixe ou itinérante. Les prémices d’une promotion tournée vers les non-initiés et qui prouvent qu’ici plus que jamais, le Comtois, on y croit !