Doubs. Les boulangeries du Grand Besançon au service de la cause des femmes

Depuis 1993, l’ONU a décrété le 25 novembre "Journée internationale contre les violences faites aux femmes". La Préfecture du Doubs, Grand Besançon Métropole et le Conseil départemental d’accès aux droits (CDAD) participent activement à cette journée.

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Saadia Tamelikecht Directrice de Cabinet du Préfet du Doubs, Mélanie Goeffroy Déléguée départementale au droit des femmes, des représentants de la gendarmerie et des associations ont été accueillis par Phillipe Amiot, boulanger à Saône et Benoît Vuillemin le Maire de Saône ©YQ
160 000 sachets de pain distribués dans 160 boulangeries du département

En zone rurale comme en ville, les boulangers ont largement répondu présents à cette initiative qui avait déjà été menée en 2021.

La « baguette de pain française » est inscrite au patrimoine immatériel de l’humanité. Représentative du mode de vie français, il s’en consomme 10 milliards par an sur tout le territoire. C’est dire la relation de confiance entre chaque français et son boulanger. Les artisans boulangers, qui connaissent souvent chacun de leurs clients,  sont donc des vecteurs indispensables dans la lutte contre toutes les violences et incivilités et particulièrement les violences faites aux femmes.

La boulangerie, comme une pharmacie, est souvent le seul lieu d’accueil d’une femme en détresse psychologique ou physique où l’homme violent ne va pas la suivre !

Un sachet informatif

Quoi de plus banal qu’un sachet de pain.

Au recto, figurent les numéros d’urgence pour aider les femmes victimes de violences conjugales :

Le 3919 pour une écoute ou un conseil 7j/7, 24h/24. L’appel est anonyme et non repérable sur les factures téléphoniques (un avantage certain pour les victimes sous emprise de leur conjoint).

Le Centre d’information sur le droit des femmes et des familles (CIDFF) au 03 81 25 66 69.

France Victimes 25 Besançon au 03 81 83 03 19

Solidarité Femmes 25 Besançon au 03 81 81 03 90

Le Conseil départemental d’accès aux droits aux 07 69 15 93 12

Un sachet qui peut durablement être glissé dans un tiroir…au cas où !

Au verso, le « Violentomètre ». L’outil conçu par le département de Seine-Saint-Denis, essaime partout en France. Il permet une auto-évaluation au moyen de 23 questions qui repèrent les comportements violents. La relation de couple est-elle saine ou potentiellement violente ?

Saadia Tamelikecht la Directrice de Cabinet du Préfet du Doubs était présente le samedi 25 novembre à la boulangerie « Saveurs d’Autrefois » Faubourg Tarragnoz à Besançon. Elle était entourée de Mélanie Geoffroy déléguée départementale aux droits des femmes, d’élues de la Ville de Besançon, des associations et des membres de la Police Nationale ©YQ

Pour marquer cette action, Saadia Tamelikecht Directrice de Cabinet du Préfet du Doubs, s’est rendue samedi 25 novembre 2023 dans deux boulangeries de l’agglomération bisontine. La journée a commencé à Saône à la boulangerie Amiot. La sous-préfète était accompagnée de Benoît Vuillemin le Maire de Saône, de nombreux gendarmes qui ont contribué à la distribution des sachets à pain, de Mélanie Geoffroy, Déléguée départementale aux droits des femmes et des représentantes des associations. Saadia Tamelikecht et Mélanie Geoffroy se sont rendues ensuite à la boulangerie « Saveurs d’Autrefois » Faubourg Tarragnoz, à Besançon. Elle y a retrouvé des représentants de la Police Nationale et des élues de la Ville de Besançon.

De plus en plus de violence

Les gendarmes, pourtant réputés pour apaiser les conflits de voisinage ou les violences conjugales, proches du terrain et le plus souvent à l’écoute, sont quelque peu désabusés. « Les auteurs de violences familiales comme les délinquants « du quotidien » n’ont plus peur des gendarmes ». En zone police, les caméras piétons, dont les agents sont munis, n’arrêtent pourtant pas la violence.

Les violences faites aux femmes touchent toutes les couches de la société et tous les âges. Si la violence physique est souvent associée à l’alcoolisme, les conséquences d’une emprise psychologique sont parfois plus graves.

Une journée par an, c’est bien ! Mais c’est chaque jour que nous devons veiller à préserver l’intégrité physique et psychologique d’une amie, d’une voisine ou d’une proche pour ne pas dire un jour « je ne savais pas ».

Yves Quemeneur