Entre la bande frontalière, le Grand Besançon et le Doubs central, tout s’est joué, ou presque, dimanche 15 mars, lors du premier tour des élections municipales 2026. Deux jours plus tard, à 18 h, au moment de clôturer le dépôt des listes pour le second tour, la préfecture du Doubs enregistrait 18 candidatures. Seules trois communes de notre zone géographique — Besançon, Beure et Pontarlier — sont concernées par le scrutin du 22 mars. En attendant ses résultats, les équipes élues à travers le territoire, elles, prennent place. Ces élections 2026 auront offert leur lot d’émotions à tous les candidats.
La première femme élue maire dans le Saugeais est au Pays de Montbenoît !
C’est d’abord un moment marquant qui s’est joué le dimanche 15 mars 2026 pour Pays-de-Montbenoît. Cette commune nouvelle, créée en janvier 2025 par la fusion de cinq villages, Hauterive-la-Fresse, La Longeville, Montbenoît, Montflovin et Ville-du-Pont, devait élire pour la première fois de son histoire son ou sa futur(e) maire. Avec une participation particulièrement élevée, avoisinant les 70 %, c’est Marie Rufenacht qui a été élue avec 56,88 % des suffrages. « Je suis très heureuse et fière, d’autant plus que je suis la première femme maire du pays du Saugeais », s’est exprimée l’élue. Désormais, la priorité pour l’équipe municipale sera de « se mettre à l’écoute des habitants afin de souder la commune » récemment unifiée.
À Jougne, Denis Poix-Daude l’emporte largement
Avec 80,58 % des suffrages exprimés, Denis Poix-Daude, maire de 2014 à 2020, remporte largement l’élection municipale à Jougne. Face à lui se présentait Géraldine Tissot-Trullard, actuelle conseillère départementale. « On est très contents du résultat, moi et mon équipe. Un score comme ça, c’est important. On va appréhender tout ça dès lundi (23 mars, ndlr) », sourit celui qui succède à Michel Morel.
Bruno Tempesta, solide successeur de Georges Côte-Colisson à Doubs
Deuxième commune du Grand Pontarlier en nombre d’habitants, l’élection à Doubs opposait deux adjoints du maire sortant Georges Côte-Colisson, qui avait choisi de passer la main après un seul mandat. Le scrutin était particulièrement suivi par les observateurs de la communauté de communes, alors que 59 % des habitants se sont déplacés aux urnes. C’est finalement Bruno Tempesta, ancien troisième adjoint, qui l’a emporté avec 62,42 % des suffrages exprimés face à Laurent Petit, ancien premier adjoint (37,58 %). Le nouveau maire s’est dit « fier de cette large victoire amenée par une forte mobilisation ». Parmi les priorités de la nouvelle équipe municipale figure le lancement de « la construction d’une nouvelle maison de santé dans le village ».
Romain Vermot, 30 ans, plus jeune maire du Haut-Doubs à Villers-le-Lac
Dans le Val de Morteau, plusieurs élections étaient également suivies de près. Sans suspense et avec un taux de participation relativement faible (36,34 %), le maire sortant Cédric Bôle, unique candidat à Morteau, a logiquement été réélu. Le candidat Les Républicains s’est dit toutefois satisfait « d’obtenir plus de 1 300 voix » en sa faveur. « Il est toujours compliqué d’expliquer un taux de participation quand il n’y a qu’une liste. Je crois surtout que les habitants sont satisfaits du travail de notre équipe et celui-ci va se poursuivre avec plusieurs gros dossiers comme la dynamique touristique avec la Cité des Horlogers et la requalification d’Espace Morteau », confie le maire réélu, qui devrait également candidater à la présidence de la communauté de communes du Val de Morteau, où il retrouvera Romain Vermot.
Conseiller municipal Les Républicains à Villers-le-Lac, le candidat de la liste « Villers-le-Lac, une dynamique d’avenir » avait été désigné par l’équipe de Dominique Mollier, maire sortante qui souhaitait passer la main. Cette succession a toutefois été plus que bousculée par une très solide candidature de Pascal Viennet et sa liste « Villers en mouvement ». Pendant plusieurs minutes de dépouillement, les deux camps sont restés au coude à coude. Avec 56,88 % de participation, Romain Vermot l’emporte finalement avec 107 voix d’écart : 1 082 voix (52,60 %) contre 975 (47,32 %) pour Pascal Viennet. À 30 ans, le Villerier devient provisoirement le plus jeune maire du département en attendant les résultats du second tour. « Ravi » de cette victoire, Romain Vermot a toutefois souhaité « saluer l’équipe adverse pour le travail réalisé. Je sais qu’à Villers-le-Lac, il faudra accentuer notre politique de proximité et construire avec l’ensemble du conseil les projets futurs ».
Novice en politique avant ce scrutin, Pascal Viennet décroche une place au conseil municipal mais également au conseil communautaire. « Maintenant que nous sommes entrés, nous aurons accès à tous les dossiers et nous défendrons nos électeurs jusqu’au bout ». Le candidat donne déjà rendez-vous aux habitants pour les prochaines élections municipales.
Un résultat très serré aux Fins
Toujours dans le Val de Morteau, aux Fins, ce fut également serré entre Hervé Remonnay et Amandine Rapenne. Avec un taux de participation de 64,28 %, seulement 147 voix séparent les deux candidats, en faveur d’Hervé Remonnay, qui l’emporte avec 55,51 % des suffrages exprimés. Si la maire sortante Élisabeth Redoutey avait d’abord choisi de ne pas intervenir, c’est peut-être son positionnement dans les dernières semaines de campagne qui a fait pencher la balance en faveur de son ancien conseiller. « Je tenais à rappeler qu’Hervé Remonnay et son équipe étaient ceux qui avaient œuvré pendant mon mandat », assume l’ancienne élue. Forcément impactée, Amandine Rapenne reste toutefois « très fière » de son équipe « Les Fins avec Vous ». « Nous avons obtenu 594 voix, pour une première candidature, c’est très bon signe et je remercie vraiment tout le monde d’avoir mis autant d’énergie et de joie dans cette campagne ». Comme Pascal Viennet, l’écologiste et conseillère régionale siégera désormais aussi au conseil municipal et au conseil communautaire.
Près de 70 % de votants à Levier, Marc Saulnier réélu de justesse
En redescendant dans le département, le scrutin municipal aura aussi été intense à Levier. Près de 70 % des habitants sont allés voter dimanche 15 mars, bien au-dessus de la moyenne départementale (56,8 %). Le maire sortant, Marc Saulnier, a été réélu de justesse avec 51,48 % des suffrages exprimés, devançant son adversaire Emmanuel Bouriot de seulement… 31 voix ! « Il y a eu beaucoup de votants, c’est intéressant pour la démocratie », salue Marc Saulnier. « La victoire serrée pousse à se challenger et à se remettre en question, c’est une bonne chose ». Plusieurs projets d’aménagement de voirie vont être lancés dans les semaines qui viennent à Levier, avec notamment l’aménagement de la rue de Salins, estimé à 2 millions d’euros.
À Valdahon, Sylvie Le Hir confortée après recomptage
À Valdahon, le suspense a duré une bonne partie de la soirée. Il faut dire que rien n’était joué entre Sylvie Le Hir, candidate à sa réélection, et Patricia Lime Vieille, conseillère départementale et élue d’opposition municipale. Les habitants se sont déplacés en nombre, avec plus de 60 % de participation, pour départager les deux candidates. Après un recomptage des votes, c’est la maire sortante, Sylvie Le Hir, qui a finalement été réélue avec 53,92 % des suffrages. Et comme lors du mandat précédent, impossible de contacter la maire après sa victoire… Enfin, dans l’une des communautés de communes les plus vastes du département, Loue Lison, le président sortant et maire emblématique de L’Hôpital-du-Grosbois, Jean-Claude Grenier, rempile pour un sixième mandat municipal. Dans cette commune de 630 habitants, il était le seul candidat en lice et a été réélu avec un taux de participation de 56 %. « C’est un bon taux de participation pour dire que j’étais tout seul. Ça légitime le conseil municipal, c’est une très bonne chose ! »






























