Région. La nécropole nationale de Rougemont en hommage aux tirailleurs africains

La nécropole nationale de Rougemont honore les tirailleurs africains tombés lors des combats de libération de la France.

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2 169 corps de soldats de la 1ère armée française, morts durant la libération du Doubs en 1944, reposent à la nécropole nationale de Rougemont ©DR

Le cimetière militaire regroupe les sépultures des soldats de l’armée d’Afrique ayant participé au débarquement de Provence le 15 août 1944 et aux combats de libération de l’Est de la France. Cette nécropole rassemble 2 169 corps de soldats de la 1ère armée française. Parmi eux, beaucoup proviennent d’horizons lointains.

Ils sont inhumés autour de deux de leurs chefs : le général Diego Brosset, commandant la 1ère division motorisée et le colonel Desazars de Montgaillard, commandant la 5ème division blindée. Le cimetière militaire regroupe depuis 1958 les corps exhumés de cimetières provisoires du Doubs, de la Côte d’Or, de Haute-Saône et des Vosges.

Le choix du lieu est symbolique, c’est là que le général de Lattre de Tassigny, commandant la 1ère armée française, dirigea la campagne des Vosges et d’Alsace au cours de l’automne 1944.

Un homme parle devant des croix dans la nécropole nationale Rougemont, entouré de lycéens, lors d

C’est au coeur de ce site historique que des ateliers mémoriels ont été proposés aux élèves du lycée Edgar Faure. Ils s’intègrent dans la démarche « Route de mémoire des tirailleurs » qui étudie le parcours des soldats africains ayant participé aux combats de libération du Doubs. Ils ont été réalisés sous l’autorité de Marylène Rognon, professeur d’histoire au lycée Edgar Faure.

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Le premier atelier s’est attaché aux principes d’organisation de la nécropole (uniformité des sépultures symbole d’égalité et de fraternité entre soldats de tous grades et de toutes conditions), de l’histoire des combats de libération du Doubs notamment l’assaut donné le 14 novembre 1944  sur Montbéliard et Belfort et le destin du général Brosset, commandant la 1ère division de la France Libre et Compagnon de la Libération.

Le second atelier mettait le focus sur le destin des tirailleurs sénégalais par Madame Jacob, référente régionale mémoire à l’Office national des combattants et victimes de guerre.

Jean-Yves Monnin, directeur départemental du Doubs à l’Office national des combattants met un point d’honneur à célébrer la mémoire de tous les soldats morts pour la France. Ce travail de mémoire est d’autant plus important dans la période troublée que nous connaissons actuellement.

Yves Quemeneur