À la fin du mois de juillet 1896, une conférence eut lieu sur la Russie « dans une petite salle adjacente » au Kursaal (Besançon). Animée par Stéphane Rocher, un Français enseignant en Russie, elle s’inscrivait alors dans un sujet d’actualité. À Nijni Novgorod (situé entre Moscou et Kazan), de mai à octobre 1896 se déroula l’Exposition panrusse d’industrie et d’art.
» M. Rocher est bien placé pour parler de la Russie à des Français, […] mieux que personne, il pouvait nous dire combien le nom de la France éveille de sympathie sur ce sol lointain et combien les deux peuples étaient faits pour s’entendre « , estime un rédacteur anonyme du journal Le Petit Comtois dans l’édition du 28 juillet 1896, avant de rapporter : » M. Rocher insiste sur les amitiés qui entourent les Français dès leur arrivée. « (n°4694, p. 2.)
Le conférencier évoqua notamment aussi l’Exposition panrusse d’industrie et d’art : » L’exposition de [Nijni Novgorod] est une étape importante dans l’histoire économique de la Russie. Cette grande cité, au confluent de [l’Oka] et [de la Volga], est célèbre par des foires […] où toute l’Asie vient s’approvisionner de marchandises européennes. […] M. Rocher finit sa conférence en faisant des vœux pour que nos compatriotes aillent visiter ce pays, où on leur offre une hospitalité si cordiale ; ils y trouveront un peuple qui, par certains points, rappellent ce qu’était la France au XVIIe siècle. Ils en reviendront convaincus que nous avons, à l’orient de l’Europe, des amis d’autant plus sincères que cette amitié repose sur les traditions, la communauté des intérêts et du caractère « , conclut l’auteur, signant avec les initiales « A. J. », et précisant que la « Russie, au point de vue économique, se développe d’une façon prodigieuse depuis un demi-siècle ».
Espérons que, quand la paix sera retrouvée, nous puissions aussi découvrir cette nation !




























