Les invités de la semaine. Tristan Burgy et Fanny Burgy préparent la troisième édition du Hot’Zone festival : « Le but, c’est de faire un festival pour tous »

Le Hot'Zone Festival revient les 21 et 22 août à Bucey-lès-Gy pour une troisième édition. À quelques semaines de l'événement, Tristan et Fanny Burgy, frère et sœur à l'origine de cette aventure, reviennent sur la naissance du festival, son identité et leurs ambitions

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Comment est né ce festival ?

Tristan : C’est une passion que nous partageons avec Fanny depuis très longtemps. Nous avions ce projet en tête depuis plusieurs années et, lorsque l’opportunité de nous installer à Bucey-lès-Gy s’est présentée, nous n’avons pas hésité. Le site se prête parfaitement à un festival. La première édition, en 2024, s’est déroulée sur une seule journée avec plus de 1 000 festivaliers. L’an dernier, nous sommes passés à deux jours et nous avons accueilli plus de 2 200 personnes. Cette année, nous confirmons cette formule.

Pourquoi avoir choisi de s’installer Bucey-lès-Gy ?

Fanny : C’est avant tout une opportunité qui s’est offerte à nous. Mais le territoire est aussi très intéressant. Nous sommes au cœur des Monts de Gy, dans un environnement naturel à faire valoir au cœur de la Haute-Saône.

Tristan : Notre slogan, « du son et du bon en pleine nature », résume parfaitement l’esprit du festival. Depuis le site, on domine le plateau de Bucey-lès-Gy avec un panorama magnifique. La nature fait partie intégrante de l’expérience.

Quelle est aujourd’hui l’identité du Hot’Zone Festival ?

Tristan : Nous voulons un festival festif, convivial et profondément ancré dans son territoire. Cette année encore, près de 70 % des artistes viennent de Bourgogne-Franche-Comté. C’est aussi le cas de nos restaurateurs et producteurs. Nous travaillons avec cinq restaurateurs régionaux et nos bénévoles tiennent la buvette ainsi que le stand sucré. Nous proposons également un camping gratuit d’une centaine d’emplacements.

Fanny : Les bénévoles sont indispensables. Plus de 70 personnes participent à l’organisation sur les deux jours. Sans eux, le festival n’existerait tout simplement pas.

Le Hot’Zone Festival va vivre sa troisième édition, comment avez-vous construit cette nouvelle programmation ?

Tristan : Nous cherchons chaque année à proposer des styles variés afin que chacun puisse y trouver son compte. Rock, métal, reggae, électro, pop ou chanson française auront leur place sur les deux scènes. Avec des artistes tels que Voice and Dance et Dub Silence le vendredi ou encore Les Fils du Facteur et Frag Dog, un tribute des Shaka Ponk le samedi.

Fanny : Nous sommes tous les deux de grands passionnés de musique et nous aimons cette diversité. Notre objectif est que toutes les générations puissent partager le même festival et repartir avec plusieurs coups de cœur.

Y aura-t-il des nouveautés cette année ?

Tristan : Oui, plusieurs. Nous faisons évoluer le son et les jeux de lumière avec un nouveau prestataire et une scène professionnelle. Le site a également été repensé avec une nouvelle organisation, davantage de parkings et plusieurs accès.

Fanny : Nous développons aussi les animations. Sébastien Lombardot proposera des initiations au graffiti, les jeux en bois seront plus nombreux, etc. Nous souhaitons que les festivaliers profitent pleinement du site, même entre les concerts. Aujourd’hui, c’est devenu le plus grand événement de la communauté de communes des Monts de Gy en termes de fréquentation. Cela génère aussi des retombées positives pour les commerces du secteur.

Quels sont vos objectifs pour cette troisième édition ?

Tristan : Nous aimerions franchir un nouveau cap et accueillir entre 2 500 et 3 000 festivaliers. L’objectif serait de faire guichet fermé.

Fanny : Nous tenons aussi à conserver des tarifs accessibles : 18 euros la journée, 24 euros les deux jours et gratuit pour les moins de 12 ans. Les jeunes peuvent aussi profiter de réductions pour les détenteurs de la Carte Avantages Jeunes et du Pass Culture. Le camping, lui, reste gratuit.

Comment imaginez-vous l’avenir du Hot’Zone Festival ?

Tristan : Nous avons déjà beaucoup d’idées pour les prochaines éditions. Ce qui nous anime, c’est que le festival ne se ressemble jamais d’une année sur l’autre. Nous voulons continuer à innover.

Fanny : Nous espérons naturellement le voir grandir. Un festival sur trois jours fait partie des pistes de réflexion, mais chaque chose en son temps. Notre priorité reste de faire évoluer le Hot’Zone tout en conservant l’esprit convivial qui fait aujourd’hui sa force.