Au XIXe siècle, les fleurs de Besançon étaient déjà la cible d’actes de malveillance. À la fin de l’été 1896, une femme a été arrêtée, car soupçonnée d’en avoir dérobé. Les faits se sont produits au square Saint-Amour, lieu que les Bisontins aimaient et aiment toujours fréquenter. Publié dans l’édition du 3 septembre 1896 du journal Le Petit Comtois, un article de presse permet de se plonger dans cette affaire.
Un jour, vers 16h00, « le garde du square Saint-Amour a arrêté, dans [ledit] square, une femme qui portait à la main une certaine quantité de fleurs fraîchement coupées dans cette promenade », note l’auteur anonyme de l’article, avant de poursuivre : « Cette femme, amenée au bureau de police de la place Labourey [actuelle place de la Révolution], dit, pour sa défense, que ce sont des gamins qui ont cueilli ces fleurs, qu’elle les a chassés et s’est contentée de ramasser le bouquet dans l’intention de le remettre au garde du square Saint-Amour. » (Le Petit Comtois, 3 septembre 1896, n°4731, p. 2.) Qui croire ? Alors, pourquoi les enfants auraient-ils jeté les fleurs en question ?
L’histoire est loin d’être unique. En prenant le temps d’effectuer quelques recherches dans les archives, il est aisé de trouver d’autres exemples. Ainsi, en octobre 1904, un « jardinier à Besançon » a été « condamné pour vol de géraniums dans une corbeille de fleurs des glacis à un mois de prison et 16 fr. d’amende ». (Le Petit Comtois, 29 octobre 1904, n°7659, p. 2.)
Certains agissaient avec une audace encore plus déconcertante. Le 26 septembre 1941, une femme a été condamnée à quinze jours de prison par le tribunal correctionnel pour vol de fleurs dans un cimetière bisontin. Elle a été « [surprise] au cimetière des Chaprais tandis qu’elle coupait des fleurs sur les tombes ». (La République de l’Est, 27 septembre 1941, n°373, p. 2.)
La bêtise humaine est vraiment intemporelle !































