Sécheresse, grêle… Cet été, les Francs-Comtois subirent les effets du dérèglement climatique. Quiconque douterait aujourd’hui de son existence serait bien borné ! Même si, certes, des phénomènes sont anciens… En ouvrant des journaux francs-comtois d’autrefois, il est possible de tomber sur des moments où la météo fut capricieuse pour nos ancêtres. Il convient donc de ne pas idéaliser le passé, tout en ayant conscience de l’aspect inédit du changement que nous vivons aujourd’hui, provoqué par les activités humaines.
Le 5 septembre 1896, « un orage de grêle a causé d’importants dégâts » dans plusieurs communes de Franche-Comté, où des vignes furent notamment abîmées (Le Petit Comtois, 12 septembre, n°4740, p. 3.). Certains eurent plus de chance ! À Ornans (Doubs), les vendanges ne furent pas compromises : « La pluie orageuse de ces jours derniers ne semble pas avoir retardé la maturité des raisins. Les vignes ont conservé leurs feuilles, et le raisin varie tous les jours, on en rencontre même beaucoup qui sont déjà tout noirs. La récolte sera ici très abondante et de bonne qualité moyenne. » (Le Petit Comtois, 13 septembre 1896, n°4741, p. 2.)
Le lendemain, une pluie intense s’abattit à Champagney (Haute-Saône), lors d’un comice agricole : « Le temps, si mauvais depuis quelques jours, a persisté hier, et c’est sous des averses battantes, que les exposants ont préparé leurs installations. » (Le Petit Comtois, 9 septembre 1896, n°4737, p. 3.) Le 9 septembre, Belfort fut touché par la grêle : « Un violent orage, accompagné de grosse grêle, s’est abattu sur Belfort, mercredi soir, vers sept heures. » (Le Petit Comtois, 11 septembre 1896, n°4739, p. 3.).
L’année 1896 fut difficile en Franche-Comté, car notamment marquée par la sécheresse et des inondations. En mars 1896, une crue exceptionnelle du Doubs engendra des dommages. Environ deux mois plus tard, en mai 1896, il était question de sécheresse pour le Jura dans la presse : « La sécheresse qui sévit actuellement a causé déjà quelque préjudice à nos cultivateurs. Dans la montagne, les blés sont courts et les fourrages manqueront » (Le Petit Comtois, 22 mai 1896, n°4628, p. 3.).
Courage à tous ceux qui furent frappés cette année !



























