« Avant, les gens se respectaient. De nos jours, plus personne ne respecte rien ! », est-il possible d’entendre de temps en temps dans la rue. Nos ancêtres étaient-ils plus respectueux ? Certains l’étaient, d’autres pas. Soyons factuels et réalistes. Ce n’était pas forcément mieux avant, du moins, pas pour tout.

Bien sûr, à titre individuel, beaucoup préféreront leur jeunesse, à laquelle, avec une idéalisation du passé produite par nos mémoires sélectives, ils associeront leur âge d’or. Certes. Mais à l’échelle collective, les réalités sont plus complexes.

En ouvrant des journaux du XIXe siècle, il est possible de tomber par exemple sur des articles rapportant des actes de malveillance.

En mars 1896, un article fut publié dans Le Petit Comtois à la suite de vandalisme vers Besançon. « Il y a une quinzaine de jours, la devanture de M. Juillet, charron, a été enfoncée à deux heures du matin, à l’aide d’une pierre pesant 25 kilogr. 500. Il y a trois jours, une fenêtre du rez-de-chaussée de la maison appartenant à M. Charles Maître, conseiller municipal, et sise faubourg de Besançon, a été enfoncée avec une pierre pesant 56 kilogr.« , énumère un auteur anonyme dans l’édition du 27 mars 1896 du Petit Comtois (n°4573, pp. 2-3).

Ces actes entraînèrent même des destructions d’êtres vivants. Il poursuit son inventaire à la Prévert : « Dans la même nuit, on a arraché, dans une vigne appartenant [à] M. Genestier, cinquante pieds de vigne greffés. Dans les mêmes circonstances de temps et lieu, on a arraché environ quarante pieds d’épicéas qui ont été laissés sur place dans une propriété appartenant à M. Painchaud, Jean. »

Conclusion de l’article : « La population est très émue par tous ces actes de vandalisme et les habitants parlent de faire des patrouilles la nuit pour suppléer aux gendarmes, qui sont sur les dents et n’ont encore pu rien découvrir. » Ahhh ces gens de 1896… c’était quand même autre chose en 1850 !

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