Violences à Besançon : Ludovic Fagaut charge l’ultragauche et évoque Planoise

Au lendemain des pillages et des dégradations dans le centre-ville, le maire de Besançon a dénoncé des actes « inacceptables » et réclamé le rétablissement de l’ordre. Il en a également profité pour incriminer l'ultra-gauche et certains jeunes de Planoise.

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Ludovic Fagaut en conférence de presse ce lundi 19 octobre c PG

Alors qu’il avait convié la presse pour évoquer la situation financière de la Ville, le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, est revenu sur les violences qui ont émaillé la manifestation du samedi 17 octobre. Pillages de commerces, vitrines dégradées et affrontements avec les forces de l’ordre : les débordements survenus dans le centre-ville ont suscité une vive réaction de l’édile, qui pointe la responsabilité de groupes qu’il identifie comme appartenant à l’ultragauche et met également en cause certains jeunes, notamment de Planoise.

Ludovic Fagaut pointe la responsabilité de l’ultra gauche

Le maire de Besançon n’a pas mâché ses mots, ce lundi 19 octobre devant la presse, pour dénoncer les événements du week-end. Il a d’abord mis en cause l’organisation illégale de la manifestation, qui n’avait, selon lui pas été déclarée : « On a une manifestation qui n’est pas déclarée donc incontrôlable. A l’intérieur, vous avez des manifestants qui viennent. Des casseurs d’ultra gauche et des partis politiques qui aiment bien mettre de l’huile sur le feu. »

Ludovic Fagaut a également mis en cause la présence de militants arborant des drapeaux de La France insoumise (LFI) et du Parti communiste français (PCF), auxquels il reproche d’avoir applaudi les violences. « J’ai vu des gens avec des drapeaux de LFI et du PCF applaudir, à visage découvert. Ça, c’est la honte. Je suis outré de ce qu’il s’est passé », a-t-il lancé.

Des propos sur Planoise qui suscitent des interrogations

Au cours de son intervention, Ludovic Fagaut a également évoqué la présence de jeunes qu’il a notamment associé au quartier de Planoise. Il a notamment fait le lien entre l’interruption du trafic de tramway et les déplacements de certains individus vers le centre-ville. « Je ne veux pas stigmatiser le public qui était là. Mais le préfet a arrêté le tram samedi. Pourquoi ? Parce que le tram se remplissait depuis Planoise pour se déplacer dans le centre-ville. Je les ai vus », a-t-il affirmé. Le maire a ensuite évoqué le pillage de deux magasins à Besançon dont celui de la boutique Lacoste, non sans sous-entendus « Ils ne sont pas allés piller le magasin Lacoste par hasard. La boutique à côté, c’est Mephisto. Ils n’y sont pas allés… ». 

« L’ordre doit être rétabli »

Au-delà de ses accusations, Ludovic Fagaut a tenu à exprimer son soutien aux forces de l’ordre, aux sapeurs-pompiers et aux agents municipaux mobilisés lors des violences. «Toutes les vidéos sont à disposition de la justice. Ce n’est pas acceptable. Dans quelle vraie vie on va manifester avec des capuches noires et des cagoules noires, des masques de ski ? Ce sont des voyous » a-t-il assuré. Le maire a enfin appelé à une réponse ferme face aux dégradations et aux pillages. « Il faut de la fermeté. L’ordre doit être rétabli. Nous, on aime notre France et on aime notre Ville » a-t-il conclu.

Selon le bilan communiqué par la préfecture du Doubs, neuf personnes ont été interpellées à Besançon pour des faits comprenant notamment des tirs de mortier, des dégradations de mobilier urbain et des pillages de magasins. Huit policiers ont également été blessés lors des interventions. Un appel national à la mobilisation a été lancé pour le samedi 24 octobre.