Maîche. L’épicerie solidaire Le Petit Cabas agit pour les plus démunis

L'épicerie solidaire Le Petit Cabas de Maîche soutient les habitants en difficulté en proposant une aide alimentaire accessible et conviviale.

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épicerie solidaire Maiche
© Hippolyte Sanseigne

Créée en 2010 à l’initiative du CIAS de Maîche, l’association Le Petit Cabas propose une épicerie solidaire destinée aux habitants en difficulté du secteur. Ouverte chaque mardi de 14 h à 16 h, elle accueille actuellement 22 bénéficiaires.

« À l’époque, les Restos du Cœur n’étaient ouverts qu’en hiver, donc il y avait un manque », se souvient Gérard Mauvais, président de l’association. L’offre d’aide alimentaire s’est depuis étoffée : « Ils n’ont pas les mêmes critères, donc on est complémentaire. »

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Une aide alimentaire encadrée

Les bénéficiaires sont orientés par les assistantes sociales du secteur. Pour être éligible, il faut disposer de moins de 8 euros par jour pour vivre, la majorité des inscrits perçoit le RSA. Le passage à l’épicerie solidaire dure en moyenne six mois.

Chaque lundi, une équipe de bénévoles se rend à la Banque alimentaire de Montbéliard pour s’approvisionner, les 22 bénévoles se relaient pour faire fonctionner la structure. Dans les rayons, les produits sont vendus à 10 % de leur prix en magasin. Le lait, par exemple, revient à une dizaine de centimes. « Comme ça, les gens gardent la notion du prix et choisissent ce qu’ils veulent. », précise le président.

En effet, chaque bénéficiaire dispose d’un plafond compris entre 2,50 € et 15 €, selon sa situation. Les sommes récoltées par l’association permettent de couvrir les frais de transport des aliments.

Un lieu d’accueil avant tout

L’équilibre peut s’avérer fragile : « Ça varie beaucoup selon les semaines, parfois on ne va pas avoir assez d’un produit essentiel. Alors on fait un tri, en séparant les doses, pour que tout le monde puisse en avoir », souligne-t-il.

L’épicerie est aussi une zone de convivialité et de soutien moral. À leur arrivée, les bénéficiaires sont invités à boire un café : « C’est important qu’ils soient bien accueillis, notre rôle c’est aussi de discuter et de prendre des nouvelles. »