Fondée en 2005, l’association des Amis du Funiculaire de Besançon rassemble environ 70 adhérents. « Le but de l’association est de faire en sorte que ce funiculaire soit réhabilité », souligne Gérald Démoulin. Ce serait l’opportunité d’avoir à Besançon un funiculaire historique, dont pourraient bénéficier les touristes et les Bisontins.
Un funiculaire du siècle dernier
À la fin du XIXe siècle, Émile Picard envisagea la création d’un funiculaire à Besançon, ville abritant alors un établissement thermal depuis 1892. En 1912, le funiculaire de Beauregard-Bregille ouvrit ses portes. Il connut ensuite un « déclin progressif depuis les années 1950 avec le développement d’autres modes de transport », rapporte le vice-président de l’association. En 1987, le funiculaire cessa de fonctionner. L’arrêt devait être provisoire.
La valorisation d’un patrimoine précieux
« Le funiculaire a été initié sous l’impulsion d’une idée mi-touristique et mi-médicale, puisque c’était pour les curistes. Il s’est peu à peu transformé en un objet utilitaire, c’est-à-dire pour transporter les travailleurs sur le plateau de Bregille. Aujourd’hui, on nous dit qu’il faut revenir à une logique principalement touristique », note Gérald Démoulin. Remettre en fonctionnement le funiculaire de Beauregard-Bregille permettrait d’enrichir le patrimoine régional, tout en valorisant une partie du passé méconnu de la capitale comtoise. Lors de visites guidées, notamment pour les Journées européennes du patrimoine (septembre), des bénévoles de l’association mettent en « valeur l’époque représentée par le funiculaire, en l’intégrant dans la Belle Époque et le thermalisme ».
Parmi ses nombreux objectifs, l’association voudrait « récupérer la partie de la gare haute qui nous intéresse », confie Gérald Démoulin.
Plusieurs millions d’euros
« En 2022, un rapport pour la remise en fonctionnement a été rendu. Ils ont abouti à un chiffrage, à l’époque, d’un budget estimatif d’environ 4 millions d’euros HT pour tout refaire (deuxième véhicule, refaire les voies, gare haute…). », se rappelle Gérald Démoulin. Une façon, selon lui, de « démystifier le coût » !
L’association lance un appel à de nouveaux adhérents. « Le but de l’adhésion est de marquer son intérêt [pour le projet] », estime Gérald Démoulin.
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