
Le 2 juin 2026, sur les hauteurs des Montboucons, les géomètres-experts de Franche-Comté en collaboration avec l’association « Cabordes en héritage » accueillaient des classes de CM1/CM2 de l’école élémentaire des Montboucons.
Les cabordes héritières du riche passé vinicole de Besançon
Le vignoble bisontin couvrait 1 700 hectares au XVIIIe siècle. La ville était encerclée de parcelles de vignes sur toutes les collines bisontines. Aujourd’hui subsistent encore les 30 ares (0,3ha) de la vigne municipale sur les coteaux de Velotte. Depuis 4 ans, Jean-Paul Bouju, le Président de « Cabordes en héritage » et la trentaine de bénévoles de son association, ont fait l’inventaire de ce patrimoine particulier. « Nous en avons identifié 66. Certaines cabordes sont à l’état de ruines, d’autres en cours de restauration. Quelques-unes ont passé les siècles, témoins de la qualité de ces constructions en pierre sans mortier, servant aux vignerons pour entreposer leurs outils ou se mettre à l’abri en cas d’orage » souligne Jean-Paul Bouju. Pour leur construction, ils utilisaient les pierres qu’ils retiraient des vignes alentour. Certaines sont très petites, d’autres de grande taille parfois utilisées par plusieurs propriétaires.
Les géomètres, mesurer et préserver
Les géomètres-experts de Franche-Comté ont organisé des démonstrations d’utilisation des matériels très sophistiqués de calcul des surfaces et des volumes à l’aide de scan en 3D. La profession de géomètre est une activité méconnue exercée par des professionnels libéraux (ils sont 9 cabinets agréés dans le Doubs) soumis à une réglementation sourcilleuse. Du bornage des parcelles en forêt au calcul des tantièmes de chaque copropriétaire, en passant par le travail de mesure d’un terrain constructible, leurs missions sont variées.
Un recensement exhaustif des cabordes bisontines

En collaboration avec l’association « Cabordes en héritage », les géomètres ont mené des opérations de numérisation et de scan 3D pour identifier certaines cabordes encore non recensées sur les collines bisontines. Les données numérisées sont transmises à l’association, lui permettant ainsi d’enrichir son travail de recensement et de valorisation d’un patrimoine régional méconnu. L’opération est soutenue par la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles), la Ville de Besançon et le musée des Maisons Comtoises.




























