Pontarlier. Municipales 2026 : les candidats face aux petites et moyennes entreprises

À Pontarlier, les candidats aux municipales exposent leurs visions pour dynamiser les petites et moyennes entreprises via la piétonnisation.

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Pendant deux heures, les quatre candidats ont débattu et présenter leurs mesures ©CT

Ce 26 février au KLAB, les quatre candidats aux élections municipales à Pontarlier étaient invités par la Confédération des petites et moyennes entreprises du Doubs (CPME25) à présenter leurs mesures économiques devant des dirigeants. Une réunion qui a regroupé une trentaine de personnes, dont plusieurs colistiers des différents candidats.

Tour à tour, chacun(e) a pu présenter ses idées pour l’avenir économique du territoire. Voici une liste non exhaustive.

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Bertrand Guinchard cherche une réserve foncière

Adjoint à l’Économie depuis 2014 et lui-même chef d’entreprise, le sujet « p passionne » Bertrand Guinchard. À la tête de la liste « Pontarlier, forte, vivante et responsable », le candidat reconnaît les difficultés rencontrées par les commerçants du centre-ville et des différentes zones d’activités, notamment celles de l’attractivité.

Son équipe envisage des espaces « propres et ombragés » pour donner du bien-vivre, la piétonnisation de la grande rue entre les rues de la Gare et de la Halle « pour donner un espace de convivialité qui pourrait être également festif, culturel », un projet d’attractivité touristique sur la maison Chevalier qui « est le centre sur lequel on doit s’appuyer pour faire venir les gens à Pontarlier ».

Au niveau intercommunal, les « leviers ne sont pas très élevés pour aider les entreprises si ce n’est l’immobilier ». Il veut permettre aux entreprises de s’installer et/ou de se développer. « Il faut qu’on ait une réserve foncière. Pour ça, il faut du terrain, il faut prévoir, anticiper ».

Des boutiques éphémères et showrooms dans les cellules vides pour Cédric Laithier

Tête de liste de La Gauche Pontissalienne, Cédric Laithier souhaite expérimenter la piétonnisation du cœur de ville les mercredis et samedis avant de voir s’il est pertinent de la généraliser. Il veut aussi végétaliser le centre-ville et souhaite permettre l’installation de boutiques éphémères et showrooms dans les cellules vides afin que les « petits commerçants, artisans testent leurs projets ».

Son équipe envisage de développer les transports en commun et les mobilités douces pour « donner envie de revenir dans le centre ville », de faciliter les démarches administratives des entreprises avec une personne dédiée et un guichet unique. Pour ce qui est de la fiscalité locale, « on va faire un état des lieux des finances de la commune. Les marges de manoeuvre sont étroites. Vous dire qu’on n’augmentera pas la fiscalité ou la diminuera, aujourd’hui, je suis incapable de vous le dire ».

Bénédicte Hérard souhaite du logement accessible pour les alternants

De son côté, Bénédicte Hérard (Pontarlier en actes) a un avis moins tranché sur la piétonnisation. « Utiliser son véhicule est assez culturel ici, nous sommes une ville à la campagne. La piétonnisation oui mais sur concertation avec les fédérations des commerçants et anticipée par rapport à des événements sur lesquels on peut animer le centre-ville ».

Comme les précédents, la végétalisation de la ville fait partie de son programme ainsi que d’amener « de la culture, du tourisme, des itinéraires balisés, la mise en valeur du patrimoine ». Sa liste propose du soutien à l’installation, « à travers peut-être l’acquisition de baux, des bourses à l’installation ainsi que des commerces éphémères« , et veut travailler sur le logement « accessible, temporaire, de mobilité pour les gens en période d’essai, en alternance, apprentis, avec des choses type appart-hôtel, tiny house. On ne travaille pas sans main d’œuvre ».

Patrick Comte : travailler sur l’attractivité de la ville

Chef d’entreprise retraité, Patrick Comte (De l’ambition pour Pontarlier) a « entendu plein de beaux projets. C’est dommage que ça n’ait pas été fait avant ». Il veut supprimer la taxe de voirie. « Il y a plein de marchés publics où les entreprises ne répondent plus à la Ville de Pontarlier tellement c’est compliqué. Il manque toujours un papier ».

Sa politique est basée sur l’attractivité de la ville, « pour que les commerces marchent, il faut des clients », avec la volonté de créer un musée de l’affiche de cinéma pour « exploiter la collection de Claude Bertin-Denis », une maison de l’Absinthe, une Maison France Services dans la future ex bibliothèque.

Il veut favoriser le logement qui est « un frein pour nos recrutements. Je vais vous proposer un partenariat public-privé, préempter sur les immeubles en ville et vous proposer, à travers une société d’économie mixte, de rénover ces logements et de les louer aux employés à prix coûtant ».

Quid de l’avenir des terrains de l’entreprise Cofreco ?

La question a été posée par un dirigeant. L’entreprise, située à la sortie de Pontarlier direction La Cluse-et-Mijoux, spécialisée dans le coffrage puis les portails a été liquidée en juin dernier, laissant 50 000m² dont la moitié sont constructibles, avec le risque de voir s’y installer une zone commerciale.

« Ce sujet est vital et pourrait couper la ville en deux », s’inquiète le dirigeant. « Il y aurait des offres faites par un grand groupe, mais ça fait un peu tôt pour en parler, on ne connaît pas les montants. On sait que la Ville est quand même limitée dans ses investissements. C’est un terrain qu’on ne pourra pas laisser passer, on a le droit de préemption », répond Patrick Comte.

Pour Bertrand Guinchard « il faut faire le nécessaire pour que la CCGP récupère ce terrain et puisse l’aménager en zone d’activité économique ». Cédric Laithier le rejoint « c’est à la CCGP de faire le nécessaire, avec ses capacités », tout comme Bénédicte Hérard : « il faut qu’on récupère ce terrain et qu’on préserve le centre-ville ».