Val de Morteau. La communauté de communes poursuit son déploiement de la vidéo-protection

Avec un investissement de 32 000 euros, la communauté de communes du Val de Morteau renforce son réseau de vidéo-protection sur son territoire.

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hauteurs de Morteau
Crédit : R. Prenot-Guinard

La communauté de communes du Val de Morteau (CCVM) poursuit le renforcement de son réseau de vidéo-protection. Déjà dotées de 88 caméras sur l’ensemble du territoire, dont 48 à Morteau et 20 à Villers-le-Lac, la CCVM a investi 32 000 euros cette année pour compléter ce dispositif. Dans le détail, plus de 9 000 euros sont alloués à Morteau, 7 500 euros à Villers-le-Lac, 5 200 euros à Grand’Combe-Châteleu, 4 600 euros aux Combes, 3 700 euros à Montlebon et 2 000 euros aux Gras. « L’objectif est de couvrir les principaux points d’accès du territoire. On complète les trous dans la raquette », explique Cédric Bôle, président de la CCVM. Ce renforcement s’inscrit dans une stratégie engagée depuis trois ans, en lien avec le Conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance (CISPD).

Un outil pour les enquêtes

Ces équipements, principalement des caméras LAPI (lecture automatique des plaques d’immatriculation), ne permettent pas une surveillance vidéo en direct. Leur utilisation est encadrée et relève du pouvoir de police du maire, qui peut consulter les images seulement a posteriori en cas d’incident. Pour le maire de Morteau, l’effet des caméras est tangible : « Il y a 7 ans nous étions à 25 cambriolages en moyenne par an sur le territoire, sur les trois dernières années nous sommes entre 6 et 11 délits par an ». La collectivité dispose également de deux caméras mobiles, déployables ponctuellement selon les besoins. Pour autant, l’intercommunalité ne souhaite pas multiplier les installations : « Le territoire est aujourd’hui bien maillé, il s’agit surtout d’équiper les bons sites », souligne-t-il.

Les violences intrafamiliales, autre priorité

Une autre forme de délinquance préoccupe davantage les élus du territoire : « Les violences intrafamiliales restent à un niveau élevé sur le territoire », constate le président de la CCVM. « Nous luttons afin d’améliorer l’identification des situations, la coordination entre les acteurs locaux et l’accompagnement des victimes mais aussi pour faire de la sensibilisation à ce sujet ». Dans cette logique, la communauté de communes a signé pour la première fois, en novembre 2025, le plan départemental de lutte contre les violences faites aux femmes.