Besançon. Des milliers de livres vendus pour soutenir SOS Amitié lors de la foire aux livres

Du 27 au 29 mars, la foire aux livres de SOS Amitié a attiré des centaines de visiteurs dans le gymnase de Fontaine-Écu. Un rendez-vous essentiel pour soutenir l'antenne régionale en manque de moyens et de bénévoles.

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Plus de 15 000 livres étaient en vente dans le gymnase de Fontaine-Écu lors de la foire du livre / © Hippolyte Sanseigne

Il est 15 h 30, ce vendredi 27 mars, au gymnase de Fontaine-Écu à Besançon. Cela ne fait que trente minutes que les portes sont ouvertes, et pourtant, les allées sont déjà pleines de chineurs.

Devant les tables chargées de livres, les visiteurs fouillent, comparent et empilent : « On propose plus de 15 000 livres à la vente », précise Bernard Ruelle, bénévole à SOS Amitié depuis plus de dix ans.

Des livres pour une poignée d’euros

Organisée deux fois par an depuis plus d’une décennie, la foire aux livres organisée par l’association d’écoute à la personne SOS Amitié s’est imposée comme un rendez-vous incontournable des amateurs de lecture bisontins.

Art & Fermetures

Pendant trois jours, du 27 au 29 mars, un large panel de livres, issus de dons faits à l’association, est proposé à la vente. Triés par catégories, du livre de poche au livre scientifique, chacun peut y trouver son compte à des prix très accessibles, allant de 0,80 € à quelques euros seulement.

L’occasion aussi, pour les bénévoles, de faire connaître leurs actions : rappeler le numéro d’écoute (09 72 39 40 50), accessible également par chat et messagerie, et, pourquoi pas, susciter des vocations chez de futurs écoutants.

Une ressource essentielle pour SOS Amitié

Cette foire aux livres est cruciale pour SOS Amitié : « Aujourd’hui, les ventes de livres correspondent à plus d’un tiers de notre budget annuel », souligne Bernard Ruelle. Un soutien devenu indispensable, d’autant plus qu’« en douze ans, nos aides ont été divisées par six ».

Présente à Besançon depuis 1973, l’association assure une écoute anonyme et bienveillante 24 heures sur 24 aux personnes en détresse psychologique. À l’échelle nationale, les appels se comptent en millions chaque année, mais faute de moyens humains, seul un appel sur six peut être traité.

À Besançon, le manque de bénévoles se fait sentir. « Il y a encore quelques années, on recrutait une dizaine de personnes par an, aujourd’hui on a du mal à en trouver cinq », regrette le bénévole. L’antenne bisontine compte moins d’une trentaine d’écoutants.

Vous pouvez devenir bénévole en postulant à cette adresse : recrutement@besancon.sosamitie.org