
7 607 élèves accueillis dans les 63 écoles de Besançon
La capitale comtoise ne fait pas exception dans la baisse démographique de la France. En 10 ans, Besançon a perdu 1 300 élèves et même 800 depuis 2020.
La Ville compte 398 classes pour cette rentrée (contre 410 en 2025). Les enfants se répartissent entre les écoles maternelles (2 756 élèves) et les écoles élémentaires (4 851 élèves).
Pour le nouvel exécutif bisontin, « la rentrée scolaire est sous contrôle » notamment grâce à un plan canicule d’urgence au cours de l’été et une nouvelle organisation du périscolaire.
Capacité d’accueil renforcé en périscolaire
« Nous n’avions jamais vu cela à Besançon » se félicite Ludovic Fagaut. « 99,75% des demandes de cantine ont été acceptées au 30 juin dernier. Il reste 18 dossiers sur liste d’attente ». C’était pourtant un casse-tête pour les parents à chaque rentrée scolaire depuis de nombreuses années. Si le nombre d’élèves est globalement en diminution, les demandes de places de cantine ont augmenté de 51 par rapport à la rentrée 2025. 5 364 élèves sont accueillis à la pause méridienne.
Cette amélioration est le fruit du passage au double service dans 4 écoles maternelles, l’augmentation des capacités d’accueil aux écoles Fourier, Butte et Paul Bert (engagées par la précédente municipalité). Une convention entre la Ville et le Département du Doubs permet par ailleurs d’accueillir 76 élèves de l’école Île de France au collège Diderot dans le quartier de Planoise.
Cantine accessible à tous
Ludovic Fagaut a estimé à 15€ le coût global d’un repas (denrées, production et logistique). « Pour cette rentrée, les prix demeurent inchangés : 42% des parents paient 1€, 25,8% paient entre 2 et 5€ et 32% au-dessus de 5€ ».
Effectif complet chez les animateurs périscolaires et les ATSEM
« Notre effectif est au complet » affirme Isabelle Bordat. « Nous disposons même de 11 animateurs non affectés à ce jour qui seront déployés en fonction des besoins. Ce sera le cas pour les 18 familles en situation d’attente dont leur dossier devrait recevoir une réponse favorable rapidement ».
Le maire et son adjointe à l’éducation ont souligné une extrême vigilance dans les recrutements d’animateurs scolaires. « Ils sont soumis à des vérifications réglementaires et un accompagnement de prise de poste et des formations obligatoires » a affirmé Isabelle Bordat. Besançon n’est pas touchée par les affaires du périscolaire. « Nous avons identifié un seul cas disciplinaire qui a été traité immédiatement » a ajouté Ludovic Fagaut.
Effectif complet également sur le reste du temps périscolaire. Plus de 1 600 enfants sont inscrits le matin et près de 4 000 en fin de journée.
300 000€ pour adapter les écoles aux fortes chaleurs

C’est la somme investie dans les travaux et interventions sur une douzaine d’écoles bisontines particulièrement exposées. « Les classes de certaines écoles, rénovées récemment, dépassaient 32 à 35° au mois de juin. Depuis trop longtemps, les rénovations thermiques privilégient les périodes hivernales au détriment des canicules estivales » a précisé Ludovic Fagaut. « Il n’est pas normal de constater 32,4° dans une classe de l’école Jules Ferry ou 34,9° à la maternelle Viotte alors que le maire de Saint Vit, qui a investi en géothermie, constate 26° dans son école ».
Parmi les mesures d’urgence, 1 600 ventilateurs ont été installés dans les classes, 129 brasseurs d’air équipent 40 salles de classe. 11 classes ont été équipées de films solaires et des stores et volets roulants complètent cet investissement d’urgence. La municipalité prépare désormais une stratégie à moyen et long terme : voiles d’ombrage rétractables, réflexion sur la géothermie, et création de salles de fraîcheur climatisées dans chaque école.
Yves Quemeneur
L’opposition LFI présente son « Plan école » et plaide pour la gratuité de la cantine et des fournitures scolaires

Heureux hasard du calendrier, une partie de l’opposition municipale bisontine avait également prévu de présenter son « plan école » à l’occasion de la rentrée 2026. Les trois conseillers municipaux de La France insoumise (LFI), Séverine Véziès, Martin Mellion et Hélène Magnin-Feysot, ont ainsi présenté à la presse, le vendredi 4 septembre, leurs propositions pour les écoles bisontines, avec un budget évalué sur l’ensemble du mandat.
Parmi les propositions chiffrées par LFI, la création de « cours Oasis » non genrées dans les cours de récréation, ainsi que la gratuité des fournitures scolaires. Mais la mesure phare reste la généralisation de la cantine gratuite pour toutes les familles, mise en place dans plusieurs communes en France. Une proposition dont le coût est estimé à 2,7 millions d’euros sur le mandat. Pour Séverine Véziès, il s’agit avant tout d’un choix politique et budgétaire : « Quand on gère un budget, on fait des choix. Le nôtre serait de privilégier la cantine gratuite pour tous plutôt que de planter des fleurs qui ont déjà cramé. »
Les élus de La France insoumise ont également réagi aux annonces faites, la veille par la majorité municipale pour cette rentrée, et notamment au déblocage en urgence d’une enveloppe de 300 000 euros. « La mairie nous sort à la va-vite un plan école à 300 000 € qui n’a jamais été évoqué ni voté au conseil municipal… c’est très surprenant » a ironisé la conseillère municipale d’opposition. Mais au delà de la méthode, c’est surtout le montant annoncé que les élus LFI contestent. Ils mettent en parallèle les sommes consacrées aux écoles et celles engagées pour le fleurissement de la ville : « 250 000 € de fleurs, 300 000 € pour les écoles. Rien ne vous choque, vous ? »
Pauline Graf




























