Portées par un Palais des Sports bouillant, rempli de 1 516 spectateurs, les Bleues n’ont pas réussi à renverser la hiérarchie ce 19 mars. Le match en Tour d’Élite de Coupe du monde de Futsal se termine sur le score de 2-6 en faveur des Polonaises. Sous les ordres de Pierre-Étienne Demillier, les Françaises sont désormais condamnées au miracle. Pour espérer se qualifier, il faudra battre la Finlande (17e mondiale) jeudi 20 mars puis l’ogre espagnol (2e), triple championne d’Europe en titre. Nos Bleues peuvent avoir des regrets, tant l’efficacité dans le dernier geste a manqué.
Une avalanche de buts
Le match débute avec une haute intensité et la France n’est pas loin d’ouvrir le score dès les premières secondes de jeu sur un face-à-face, mais tout bascule à la 6e minute de jeu. La Polonaise Sobkowicz marque deux buts coup sur coup, profitant d’une énorme erreur défensive sur le deuxième but. Alors que les tricolores reprenaient leur souffle et se montraient dangereuses, les Polonaises frappent de nouveau et scellent presque le sort du match. 15e minute de jeu, les Bleues concèdent 3 buts à la suite en moins de deux minutes. La France ouvre son compteur par une très belle action collective conclue par Faustine Pellegry à la 18e. À la pause, la France accuse un retard sévère, 5-1 : « malgré le score, on est à leur hauteur en termes d’occasions créées. Je leur ai dit qu’il ne fallait pas s’alarmer et qu’avec le jeu on pouvait s’en sortir », réagit l’entraîneur Pierre-Étienne Demillier.
Une seconde période encourageante
Au retour des vestiaires, Océane Closset enflamme le Palais des Sports d’une frappe somptueuse en lucarne, poteau rentrant. De là, les Bleues affichent un tout autre visage, avec l’envie de mieux faire. Mais une nouvelle fois, la précision dans le dernier geste leur fait défaut : « c’est évidemment le point noir de notre match, il faut que l’on règle ça contre la Finlande », déclare le coach. Autre point à corriger : les coups de pied arrêtés. Un facteur clé en Futsal, où les Bleues ont trop souvent manqué de justesse : « On n’a pas réussi à se montrer dangereux. Défensivement, on les avait analysées mais elles ont proposé autre chose, on a été perturbés » explique Pierre-Étienne Demillier. Score final : 6-2. Forte de ses 13 ans d’expérience, la Pologne a imposé sa maîtrise face à une équipe de France créée il y a seulement un an et demi.
« Notre réaction en seconde période est encourageante, c’est positif. On bascule très vite sur le prochain match », déclare la pivot Ilona Commaret après la rencontre. Pas le temps de cogiter, l’équipe de France doit impérativement rebondir dès jeudi 20 mars (20h) face à la Finlande, battue 4-0 par l’Espagne lors de son entrée en lice. Elles termineront leur aventure bisontine, ce samedi 22 mars à 18h contre l’Espagne.