
Les représentants du comité de ski du massif jurassien ont de quoi sourire (lire l’invité de la semaine). Ces Jeux olympiques d’hiver 2026 sont historiques, tant sur les résultats que sur la participation. Les athlètes du territoire ont « porté haut les couleurs de la Franche-Comté », savoure la présidente Elizabeth Drezet.
Lou Jeanmonnot : quatre médailles pour une première
Une analyse appuyée par les chiffres : à Milan-Cortina, la France a enregistré son nouveau record de médailles (23 contre 15) et son record de titres olympiques (8 contre 5). Le biathlon y est pour beaucoup : 56 % des 23 médailles françaises proviennent du biathlon (13), et huit médailles sont détenues par les Francs-Comtois Lou Jeanmonnot et Quentin Fillon-Maillet. Pour sa première participation aux JO d’hiver, à 27 ans, la leader de la Coupe du monde féminine a répondu présente : quatre médailles, dont deux en or sur les relais, une en argent sur l’individuel et une en bronze sur le sprint. Un succès qui confirme les ambitions de la championne, déterminée à décrocher le gros globe de cristal en fin de saison.
QFM dans la légende du sport français
Quentin Fillon-Maillet a également décroché quatre médailles, et c’est peut-être encore plus beau. Non seulement parce que trois d’entre elles sont en or, mais surtout parce que le Jurassien est revenu à son meilleur niveau au meilleur moment. « QFM » inscrit ses initiales au panthéon du sport français en devenant l’athlète tricolore le plus médaillé aux Jeux olympiques (9). De son côté, Oscar Lombardot, licencié au club de La Saugette et sélectionné pour la première fois avec la France comme remplaçant, n’a pas eu l’occasion de concourir.
La belle promesse nommée Cloé Pagnier
Invitée presque surprise de ces JO 2026, avec une place obtenue dans les derniers jours de la sélection, la fondeuse originaire de Chaux-Neuve a montré que sa présence n’était pas un hasard. Après une bonne 9e place française en relais, Cloé Pagnier a décroché une 12e place sur le 50 kilomètres classique, épreuve reine du ski de fond. Le meilleur résultat français de l’épreuve.
Joséphine Pagnier reviendra « plus forte »
Il n’y a pas eu de miracle pour Joséphine Pagnier. Après un début de saison difficile, la spécialiste du saut à ski originaire de Chaux-Neuve n’a pas réussi à retrouver les sensations qui lui avaient permis de décrocher une 11e place pour ses premiers JO en 2022. En Italie, Joséphine Pagnier termine 33e du grand tremplin et 29e du petit tremplin. « J’ai un peu de travail sur le plan mental et technique, mais je vais tout faire pour revenir la plus forte possible. Ce ne seront pas mes derniers Jeux », a déclaré l’athlète au micro de France Télévisions.
Déception sportive également pour le Jurassien Laurent Mühlethaler en combiné nordique : 29e sur le combiné petit tremplin et 20e sur le combiné grand tremplin. « Je sens que je ne suis pas en forme, le bilan est mauvais. Je ne suis pas venu pour faire ça, mais je l’ai fait… », a expliqué l’intéressé à l’issue de sa dernière course. Toujours en combiné nordique, après une 14e place pour Marco Heinis et une 17e place pour Maël Tyrode sur le format Gundersen grand tremplin, le duo franc-comtois réuni sur le combiné par équipes est passé proche d’un exploit : 6es après le saut, les Français ont finalement reculé à la 9e place après la partie ski de fond. De quoi nourrir des espoirs pour l’avenir, malgré l’incertitude autour de la discipline qui pourrait disparaître des Jeux.
Enfin, les deux hockeyeuses françaises formées à Besançon, Sophie Leclerc et Lucie Quarto, ont savouré l’expérience unique des Jeux. Qualifiée pour la première fois de son histoire, la France s’est inclinée à quatre reprises en phase de poules face à l’Italie (4-1), au Japon (2-3), à la Suède (4-0) et à l’Allemagne (2-1 en prolongation).































