Le bilan de l’école publique et privée à Besançon

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La moyenne des notes obtenues en 2022 au brevet des collèges devrait faire réfléchir politiques, syndicalistes, parents d’élèves et les élèves eux-mêmes sur l’excellence scolaire. Le privé n’est pas l’ennemi du public et inversement. L’école privée sous contrat est un service public de l’éducation qui exerce cette mission dans les mêmes conditions que l’école publique. Alors, pourquoi les résultats au brevet des collèges font apparaître de tels écarts entre public et privé sous contrat ? Les solutions sont autres que les pansements imaginés par tous les ministres de l’éducation, quels qu’ils soient, depuis 40 ans.

Les résultats du brevet 2022 à Besançon

Besançon n’est pas dans le très huppé 7e arrondissement de Paris. Difficile de rivaliser avec les résultats du collège Stanislas qui caracole en tête de tous les collèges de France (public et privé confondus) avec une moyenne de 16,6/20. Sur les 20 premiers collèges du Doubs, on ne compte que deux collèges publics. Localement à Besançon, le collège Notre Dame (privé) pointe à la 537e place avec 12,5/20, suivi par Saint-Joseph (privé) 691e et 12,3/20. Il faut attendre la 1258e place pour trouver le premier collège public de Besançon : Lumière pointe à 11,7/20. Le collège public Victor Hugo, atteint péniblement la 1476e place avec une moyenne de 11,5/20. Il faut aller dans les profondeurs du classement pour trouver le collège des Clairs Soleils (3404e et 10,2/20), le collège Proudhon (4418e et 9,5/20), le collège Voltaire (4625e et 9,3/20) et bon dernier le collège Diderot qui assume la 4933e des collèges de France avec une moyenne au brevet de …9/20 !

Besançon est à l’image de la France. Nous sommes les champions des diagnostics et des statistiques…Quant aux solutions, on préfère « se crêper le chignon » et donner à croire que le privé, c’est pour les riches et le public pour les pauvres. Nous ne sommes pas déterminés par le revenu de nos parents, leur origine, leur couleur de peau…nous sommes responsables de ce que nous sommes et de ce que nous faisons.

Yves Quemeneur