
Le conseil municipal du 28 septembre a été l’occasion pour les élus des différents groupes minoritaires de faire part de leur mécontentement concernant le manque de concertation en commission des différents dossiers travaillés par le groupe majoritaire. « Mon message s’adresse à Jean-Louis Gagelin. Je fais partie de la commission 1 qui réunit l’économie, les espaces verts, le patrimoine, la voirie et l’urbanisme. Nous avons eu deux commissions. La troisième a été annulée. Je suis très étonné. La délégation est importante. Il y a des sujets dont on a pris connaissance grâce aux réseaux et à la presse : la Coulée du Mont d’Or, les rencontres des commerçants sur la piétonnisation, la voie verte, les feux tricolores au Pélikan’s, les zones bleues, les macarons payants, les zones à 30km/h, les ventes des écoles des Étraches et Vannolles, la vente de la Maison Chevalier etc. À aucun moment, nous n’avons travaillé sur ces sujets-là. Je vous ai entendu dire vouloir travailler ensemble. Nous considérez-vous comme une opposition et dans tel cas on doit se tenir comme tel ? Ou pouvons-nous travailler ensemble ? », a démarré Thierry Pétament, élu du groupe minoritaire “Pontarlier : Forte, Vivante et Responsable”.
« J’ai fait mon mea culpa en sachant que Jean-Louis (Gagelin, 1er adjoint en charge de la commission 1, ndlr) et moi avons des habitudes d’anciens patrons. On s’est promis de consulter. Sur ces différents sujets d’urbanisme, ça fera l’objet de la prochaine commission, particulièrement les ventes », explique le maire, Patrick Comte, suivi de Jean-Louis Gagelin : « on travaille tous les jours, on prend des décisions car on veut être actif. Je veux de l’efficacité. Tout ce qui doit passer en conseil municipal passe à la commission en temps voulu. Ensuite, votre tête de liste est un opposant au vu des propos qu’il passe sur les réseaux sociaux ».
Un changement attendu avec « impatience »
Les propos de Thierry Pétament ont été partagés par d’autres élus de groupe minoritaire tels que Didier Chauvin, membre de “Pontarlier en Actes”. « Les commissions doivent apporter la contradiction, voire éventuellement dans 95% des cas, l’acceptation. Je ne comprends pas cette volonté d’exclusion et d’ostracisme de votre part. Si c’est ça, on rentrera dans le vif du sujet à chaque fois, alors que sur des tas de dossiers que vous avez évoqués, je pense que les minorités peuvent être constructives et intelligentes ».
De son côté, Bertrand Guinchard, chef de file de “Pontarlier : Forte, Vivante et Responsable” a justifié ses prises de position sur les réseaux. « J’ai critiqué vos décisions sur les réseaux sociaux car c’est le seul moyen que j’ai pour exprimer notre vision des choses. Dans les commissions, on ne traite pas des sujets structurants. On apprend des choses par la presse, les réseaux sociaux. Surtout, on est plutôt d’accord sur les sujets. Que ça se chiffonne un peu, c’est le jeu de la démocratie et ça ne pose pas de problème mais pour l’instant on n’en a pas eu l’occasion. Tous ces mea culpa me vont très bien, simplement il faut qu’on voit le changement. J’attends de le voir avec impatience ».



























