Pontarlier. Crématorium : les travaux sont lancés !

Voté en 2023, le projet de crématorium de Pontarlier rentre dans la phase opérationnelle, et il est le seul dans le Haut-Doubs, Levier ayant mis en stand-by son projet. Après plusieurs études complémentaires qui ont retardé l’obtention du permis de construire, les travaux sont lancés et l’ouverture est espérée pour l’été 2027, contre 2026 initialement.

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Rue Charles Marie Lagier, Didier Chauvin, président de la SPL des PFI et Hervé Eberhardt, directeur de la SPL, ont présenté le futur crématorium ©CT

« C’est un temps fort pour notre SPL de lancer enfin ce crématorium ». Ce mardi 14 avril, le ton est donné par Didier Chauvin, président de la SPL des pompes funèbres intercommunales (PFI). Après des années de projet, d’études, mais aussi de discussions avec Levier qui avait un autre projet de crématorium, les travaux de celui de Pontarlier se lancent enfin. « La période Covid en 2020 a accéléré les choses. Les deux crématoriums d’Avanne et de Besançon avaient des délais de plus en plus longs. On s’est dit pourquoi ne pas en avoir un dans le Haut-Doubs ? Surtout avec un taux de crémations de 50% ici mais aussi en France », retrace Didier Chauvin.

Une ouverture prévue à l’été 2027

Le projet est alors voté en 2023. Levier se retire de la course en 2025. « On a fait valoir des arguments, notamment la question de centralité entre Maîche, Valdahon, Chapelle-des-Bois. Beaucoup de décès surviennent à l’hôpital ou dans les EHPAD. Il y avait également un argument financier ». Des études d’impact et environnementales, ainsi que des analyses ont été effectuées, mais aussi des études complémentaires qui ont retardé l’obtention du permis de construire et in fine les délais prévus. Les travaux ne débutent seulement et l’ouverture du nouveau crématorium est espérée pour l’été 2027, contre l’été 2026 initialement.

Entre 300 et 500 crémations par an

Ce crématorium a vocation à rayonner sur tout le Haut-Doubs, de Chapelle-des-Bois à Maîche et sera ouvert à toutes les pompes funèbres, pas uniquement les PFI. Le coût de ce projet est de 3 M€ TTC. « J’espère que les dernières péripéties géopolitiques ne vont pas engendrer des surcoûts trop importants et des avenants sur les matériaux », souligne Didier Chauvin. Pour être viable, il faut entre 300 à 500 crémations par an. « 80% des crématoriums en France sont tenus par des privés. Là, on reste dans le public, on n’est pas dans une logique économique de profits, donc les coûts sont moins élevés. On a juste besoin d’équilibrer notre budget », relève Hervé Eberhardt, directeur de la SPL PFI.

« Un parti-pris architectural »

Le futur crématorium sera installé rue Charles Marie Lagier, dans la ZAE des Gravilliers, sur un terrain de 40 ares. « Il y a un parti-pris de sobriété, avec des lignes épurées. C’est un parti-pris architectural qu’on a voulu et on a privilégié l’esthétique intérieur », poursuit Didier Chauvin. « L’écriture architecturale du crématorium va proposer une expression qui s’amencipe des codes architecturaux communément affiliés aux zones d’activités, grandes surfaces ou autres bâtiments industriels, en évitant l’effet “boîte”. L’enjeu est alors de créer un univers à part au sein de la zone d’activités, “préservé”, tout en donnant au futur crématorium de Pontarlier une visibilité, une place, dans le paysage », est-il indiqué dans la note de présentation du projet. Concrètement, il s’agit d’une architecture à patios, avec comme matériaux pour l’extérieur et l’intérieur : pierre, béton et bois. La salle de convivialité pourra accueillir jusqu’à 150 personnes et il sera possible de réaliser cinq crémations par jour.