Pontarlier. Le CRIC rend hommage à Alain Delon

L’acteur emblématique qui a tourné trois fois en Bourgogne-Franche-Comté est décédé le 18 août 2024. Après une exposition de quelques jours l’année dernière, le CRIC lui dédie un plus grand temps fort à la Chapelle des Annonciades du 8 au 23 mars pour revenir sur l’intégralité de sa filmographie.

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Portrait Alain Delon
Alain Delon dans l'Insoumis d'Alain Cavalier

Depuis 2011, le Centre de Ressources Iconographiques pour le Cinéma des Amis du Musée de Pontarlier (CRIC) organise un gros temps fort au mois de mars. Après Jean-Paul Belmondo en 2024, le CRIC dédie cette année une exposition rétrospective à Alain Delon. « Celle-ci sera l’occasion de mettre en lumière cet acteur de légende qui nous a quittés en 2024 », souligne Claude Bertin-Denis, président du CRIC. Du 8 au 23 mars, une centaine d’affiches retraçant toute la filmographie d’Alain Delon seront exposées à la Chapelle des Annonciades de Pontarlier. « Une des rares expositions en France. Pas grand monde ne peut voir l’intégralité de sa filmographie. À la Chapelle, il y aura même des films où il fait simplement une apparition, il ne dit pas un mot », sourit Claude Bertin-Denis. 

Le film « La Veuve Couderc » projeté le 7 mars

Alain Delon était « l’une des dernières figures du cinéma français. Il a marqué les esprits. Il était d’une beauté terrible », relate Fabrice Hérard, chargé de mission aux Amis du Musée de Pontarlier. Et l’acteur n’était pas un inconnu en Bourgogne-Franche-Comté puisqu’il y a tourné à trois reprises : en 1964 à Oye-et-Pallet dans l’Insoumis, en 1971 en Haute-Saône et Côte d’Or dans La Veuve Couderc et en 1973 à Pontarlier dans Les Granges brûlées. « En 1971, c’est d’ailleurs le 1er choc entre Alain Delon et Simone Signoret, c’est leur premier tournage ensemble », précise Fabrice Hérard. Duo que l’on retrouve en 1973. Le film La Veuve Couderc, réalisé par Pierre Granier-Deferre, sera diffusé le vendredi 7 mars à 21h au cinéma Olympia de Pontarlier.

Au lendemain de sa mort en août dernier, l’équipe du CRIC avait très vite réagi en organisant une exposition sur trois jours, accueillant 600 spectateurs. « C’est un acteur emblématique, on lui doit une vraie exposition », affirme Claude Bertin-Denis. L’entrée pour cette rétrospective à la Chapelle des Annonciades est libre.