CHU Minjoz : prévenir la mort inattendue du nourrisson

A l’occasion de la semaine nationale de prévention de la mort inattendue du nourrisson, les équipes de la maternité du CHU de Besançon  ont organisé une journée d’information et de sensibilisation  le vendredi 16 septembre dernier.

277

Pour cette journée 2022, l’accent a été mis en particulier sur le sommeil du nourrisson pour mieux comprendre les stades et la composition des cycles de sommeil.

La mort inattendue du nourrisson concerne encore 350 bébés chaque année en France. Ils ont moins de deux ans et sont a priori en bonne santé. La mort se passe généralement pendant leur sommeil.

Un décès sur deux est évitable

Les causes de la mort inattendue du nourrisson sont multiples et le plus souvent associées à des pathologies médicales. Mais dans un cas sur deux, les consignes de sécurité pour le couchage ne sont pas respectées.

En appliquant les gestes de prévention, la moitié des décès pourrait être évitée :

Faire dormir le bébé toujours sur le dos, jamais sur le ventre ni sur le côté ;

Le faire dormir dans une gigoteuse sans le couvrir, ni l’emmailloter ;

Retirer du lit les éléments mous (tour de lit, oreiller, couette, doudou…) ;

Faire dormir le bébé dans son propre lit et dans la chambre des parents (jusqu’à 6 mois) ;

Maintenir la pièce où dort le bébé à une température entre 18 et 20° C ;

Ne pas exposer le bébé au tabagisme passif (pendant et après la grossesse) ;

En outre, il est recommandé d’appliquer des précautions particulières pour le portage et l’allaitement :

Installer le bébé en écharpe en toute sécurité ;

Bien concilier une tétée de nuit et l’installation du bébé à proximité de sa maman.

Il convient enfin de comprendre le sommeil d’un nourrisson. Les rythmes de sommeil du nourrisson et de l’enfant ne sont pas ceux de l’adulte. L’acquisition du « bon sommeil » est progressive et se met en place avec le temps. Les cycles de sommeil vont évoluer avec l’âge de l’enfant.

Toutes ces précautions « de bon sens » permettent d’éviter, dans 50% des cas, le drame d’une mort inattendue.

Yves Quemeneur