Municipales 2026. Verrières-de-Joux : après 25 ans en tant qu’élu, Jean-Luc Faivre passe la main

Élu depuis 2001, adjoint depuis 2003 et maire depuis 2020, Jean-Luc Faivre a annoncé se retirer de la vie politique. L’occasion de revenir sur 25 années d’expérience, sur les projets menés durant son mandat, avec quelques regrets.

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Élections municipales Verrières-de-Joux
Jean-Luc Faivre était maire depuis 2020 ©CT

Dès juin 2025, Jean-Luc Faivre, maire des Verrières-de-Joux depuis 2020, avait annoncé qu’il ne repartirait pas. « J’ai 71 ans, on risque d’avoir un mandat de 7 ans avec la présidentielle. On ne sait jamais ce qui peut se passer. J’ai également des projets personnels prévus ». Au total, il aura consacré 25 années de sa vie au profit de sa commune, après être rentré dans le conseil municipal en 2001 et adjoint depuis 2003. « La commune, on l’a vue bouger. On est passé de 300 habitants à plus de 500. Dans une petite commune, le maire est tout le temps appelé, il est là partout. Il faut de la diplomatie ». Il reste cependant très content de son mandat avec « une équipe assez jeune et des projets bien avancés » : les réseaux secs enterrés, l’ouverture d’une classe, la sécurisation de la traversée du village attaquée, mais « pas encore terminée. C’est quand même 5 000 véhicules par jour »

Son premier adjoint repart

« Je regrette qu’on n’ait pas pu installer un petit magasin (un dépôt de pain) ainsi qu’une micro crèche. Tout ne peut pas se faire en un mandat. On a des associations qui marchent bien et organisent des choses. On a de la chance d’avoir des bénévoles, c’est une denrée rare en voie de disparition ». Jean-Luc Faivre note également l’ouverture d’une salle de concert, le café hôtel-restaurant le Tillau, l’auberge aux Prises tenue par deux anciens biathlètes et encore l’usine Sedis et sa soixantaine de salariés, qui permettent à la commune de bouger. 

Pour lui succéder, son premier adjoint Marc Louvrier constitue une liste et recherche des femmes, les Verrières-de-Joux, commune de moins de 1000 habitants, étant concernées par la nouvelle loi imposant la parité et retirant le panachage. « Je souhaite m’investir pour ne pas laisser la commune sous la gestion de la préfecture ». Au niveau des projets, il souhaite continuer l’enfouissement des réseaux secs, la sécurisation de la rue du village. « La trésorerie est saine. On va avancer gentiment sans griller les étapes ».