
Ludovic Fagaut souhaite un « pacte de sécurité urbaine ». Le chef de file de « Ensemble, Besançon Avance » s’est entouré d’experts de la justice et de la sécurité. Emmanuelle Huot, Avocate et bâtonnier de l’ordre des avocats pour la partie Justice et Jean-Pascal Reyes, ancien commissaire de police passé à la direction de la police nationale pour le volet prévention et répression.
« Le diagnostic est accablant »
Incivilités, agressions à l’arme blanche, coups de feu, troubles divers à l’ordre public, Ludovic Fagaut assène des chiffres alarmants « Ce sont 3 573 faits enregistrés en 2024 contre 1 748 l’année précédente. Le quartier de Planoise qui compte 15% des habitants de Besançon, cumule près de la moitié des délits ».
Un nouvel hôtel de police municipale pour accueillir 100 policiers municipaux
Le changement de doctrine sécuritaire s’accompagne de la création d’un hôtel de police au cœur de ville sur l’ancien site de l’Arsenal. Il accueillera un accueil au public, des parkings sécurisés pour les véhicules de la police municipale avec un accès facilité sur les grands axes, des espaces améliorés pour les policiers et une salle de crise. Il hébergera également un nouveau Centre de Supervision Urbaine (CSU) moderne et permettant de visionner de nouvelles caméras de vidéo-protection. « Hors caméras dans les bus et trams, la Ville de Besançon compte 195 caméras sur la voie publique pour 562 rues. Le principal point de deal de la Boucle, à l’angle de la Grande Rue et de la rue d’Anvers est hors caméras, ce n’est pas tolérable » tempête Ludovic Fagaut. Le CSU sera opérationnel 24h/24 en coordination avec la Police nationale.
Ce sont une centaine de policiers municipaux qui seront recrutés, formés dans le mandat. Pour rendre le métier de « policier municipal de proximité » attractif, Jean-Pascal Reyes et Ludovic Fagaut proposent qu’ils soient formés et armés « Les policiers municipaux, souvent primo-intervenants, font face aux mêmes dangers que la police nationale ». C’est également la rémunération qui doit être améliorée, notamment par l’augmentation de l’Indemnité technique permettant une augmentation de l’ordre de 300€/mois. « La protection de nos agents et des habitants est une priorité ». Jean-Pascal Reyes connaît le sujet. Le programme de Ludovic Fagaut se base sur un dispositif de 400 caméras « pas pour verbaliser un mauvais stationnement mais pour suivre et appréhender les délinquants ».
Arrêtés municipaux contre la mendicité
A l’image de ce qu’avait initié Jean-Louis Fousseret, Ludovic Fagaut mettra en œuvre des arrêtés municipaux pour interdire la mendicité, les attroupements et l’alcool sur la voie publique. Une procédure juridiquement sécurisée assure Emmanuelle Huot.
Dans la journée une brigade canine sera développée sur la voie publique et des bornes d’appel d’urgence installées dans les endroits sensibles de la ville.
Une brigade de sûreté des transports viendra appuyer les contrôleurs Ginko pour rassurer les voyageurs. Et finalement, retrouver la police de proximité « les ilotiers » connaissant leur quartier et leurs habitants pour retrouver une vraie visibilité de la police municipale.
« L’insécurité est une injustice sociale »
Si le volet répression est fortement présent, Jean-Pascal Reyes, le Monsieur Sécurité de Ludovic Fagaut, n’oublie pas le volet prévention. Ainsi sera recréé un « Conseil des droits et devoirs des familles », des accompagnements aux familles en coordination avec l’Éducation nationale, les bailleurs sociaux et les associations.
« C’est résolument un changement de paradigme pour la sécurité des bisontines et des bisontins » a conclu Ludovic Fagaut.






























