Pontarlier. Ariolica fête 50 ans de musique

Créé en 1976 par trois jeunes du conservatoire, l’orchestre a bien grandi et continue de se produire. En 50 ans, il est passé d’un ensemble à cordes à un « groupe à géométrie variable » et continue de se diversifier pour attirer un public large.

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Pour son concert des 50 ans, Ariolica avait installé un grand écran ©Ariolica

En 1976, Pierre Tréfeil, Johnny Zefferini et Isabelle Marien, trois jeunes violonistes du conservatoire de Pontarlier, se lancent dans la création de l’Ensemble à cordes de Pontarlier. « On faisait déjà pas mal de musique ensemble. Depuis qu’on avait quinze ans, on avait l’envie de réunir des grands élèves pour monter un orchestre. Ça s’est concrétisé quand on a eu 18 ans. On se réunissait tous les dimanches matin, on avait les clés du conservatoire. Au départ, c’était vraiment pour s’amuser et puis on a travaillé pendant un an et on avait tout un programme. Le premier concert a eu lieu en juin 1977 », se remémore Pierre Tréfeil, qui est désormais chef d’orchestre d’Ariolica.

Si au départ, l’orchestre était composé uniquement de cordes, il s’est diversifié au fil des années pour proposer un « groupe à géométrie variable ». Il a également changé de nom pour prendre l’un des anciens noms supposés de la ville de Pontarlier, Ariolica. Composé d’une douzaine de musiciens à l’époque, ce sont désormais soixante musiciens, dont les trois quarts sont professionnels, qui jouent dans l’ensemble. Une chose n’a pas changé : Pierre Tréfeil et Johnny Zefferini sont toujours présents, cinquante ans plus tard. « Certains musiciens sont là également depuis 45 ans », sourit le chef d’orchestre. Alors quel est le secret de 50 années de longévité ? « Je ne sais pas vraiment », s’amuse Pierre Tréfeil avant de poursuivre « la maman de deux musiciens, Raymonde Brozzetti, a été présidente de l’orchestre pendant 35 ans. Ça nous a vraiment aidé à durer et à donner une belle propension à l’orchestre. Je pense que ça a fédéré ».

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Un ensemble qui se diversifie

En cinquante ans, Ariolica a réalisé de nombreux concerts sur le secteur, la région, en France et même à l’étranger. Ils se sont aussi diversifiés en proposant des stages d’été qui accueillent chaque année environ 80 musiciens. 2026 signera la 32e édition de ces stages. Pour continuer à attirer un public large, l’orchestre s’appuie sur les expériences de chaque musicien pour proposer des idées nouvelles. « Un concert classique simple va attirer un certain public. Pour toucher un public plus large, il faut être un peu au goût du jour. On avait fait un concert Pink Floyd qui avait très bien marché, on avait joué partout ». Une diversification qui s’est retrouvée dans leur dernier festival Bleu Pupitre qui était tourné vers l’Espace pour les 50 ans de l’ensemble, avec la venue de Jean-Loup Chrétien, premier astronaute français. L’orchestre a joué, en plus d’œuvres classiques, les musiques des films Star Wars et Interstellar. « On associe ce qui existe à ce qui a existé. On mélange les styles et les gens en les regroupant ».

Camille Berthollet, invitée l’année prochaine

Dans cet esprit, Ariolica a déjà en tête son projet pour l’année prochaine, avec notamment la venue, actée, de la célèbre violoniste Camille Berthollet. « On aime faire venir des solistes. Elle propose un concert avec une partie classique et une partie musiques de films/séries ». De quoi permettre à l’orchestre de continuer à se renouveler et espérer avoir de belles longues années devant lui. « Je ne sais pas si on durera encore 50 ans [rires]. Pour le moment, on est là, on a encore l’envie et on s’amuse. La musique, c’est tellement diversifié », conclut Pierre Tréfeil.