
Le rendez-vous approche à grands pas. Le 10 octobre, le Franc-Comtois de 25 ans Virgil Boffelli prendra le départ des championnats du monde d’Ironman à Kona, sur l’île d’Hawaï. Au programme : 3,8 km de natation, 180 km à vélo puis 42,2 km de course à pied. Une épreuve de 226 km que le jeune triathlète prépare depuis près d’un an. Le Franc-Comtois ne manque pas d’ambition. « J’aimerais bien faire en dessous de 9 h 30 de course et un top 50 dans ma catégorie d’âge 25-29 ans. Je n’y vais pas juste pour le finir », annonce-t-il.
20 heures d’entraînement / semaine
Depuis un an, Virgil Boffelli organise son quotidien autour de cet objectif. Accompagné par un entraîneur, il enchaîne les séances de natation, de vélo et de course à pied, pour un volume compris entre 20 heures par semaine. « Je suis accompagné par un coach, je dédie un peu ma vie à cet objectif depuis un an », explique-t-il. Dans sa préparation, il s’est particulièrement concentré sur ses deux points forts : la course à pied et le vélo. En ce qui concerne la natation, le jeune triathlète a confiance : « Je pars de très loin mais je me suis vraiment senti progresser », explique-t-il. La préparation ne s’arrête pas aux kilomètres avalés mais elle demande aussi des concessions dans la vie quotidienne : « C’est beaucoup de sacrifices, c’est compliqué de trouver le temps de voir et de profiter avec ses amis. Financièrement, tout mon argent est dédié à ça, parce que les équipements et les courses coûtent très cher », confie le jeune homme. Après avoir terminé ses études dans la finance cet été, il a achevé sa préparation dans le Doubs, chez sa mère à Reugney.
Les conditions hawaïennes ont également été prises en compte. Chaleur et humidité attendent les concurrents à Kona : « Je me suis préparé en conséquence, par exemple pendant les épisodes de canicule j’allais m’entraîner pendant les pics de chaleur pour entraîner le corps. »
Une qualification au tirage au sort
Cette participation mondiale aurait pourtant pu ne jamais avoir lieu. Virgil Boffelli devait initialement participer à l’Ironman de Nice en juin, avec l’objectif de décrocher sa qualification pour Kona. Mais l’épreuve a été annulée en raison de la canicule. Éligible pour participer aux championnats du monde, le jeune triathlète a finalement été sélectionné par tirage au sort. Une opportunité qu’il a d’abord hésité à saisir. « Au début je n’étais même pas sûr d’y aller, ce sont mes proches qui m’ont poussé à saisir cette opportunité », raconte-t-il. Sa famille l’accompagne d’ailleurs dans ce projet, notamment sur le plan financier. Le budget de l’aventure hawaïenne atteint environ 9 000 euros. « J’ai la chance d’être bien entouré, ma mère m’aide beaucoup et quelques entreprises locales m’ont aussi soutenu financièrement. Je les remercie vraiment. Mes amis m’ont également fait une cagnotte en ligne, qu’ils m’avaient cachée, et qui m’a permis de récolter un peu d’argent. »
Une progression fulgurante
Avant de se consacrer au triathlon, Virgil Boffelli pratiquait le football avant de partir étudier dans une école de commerce à Montpellier. C’est à l’été 2024 qu’il découvre le triathlon et se prend rapidement de passion pour cette discipline : « Se donner l’objectif de faire un Ironman, ça permet de repousser ses limites, de se prouver que tout est possible », explique-t-il. Il apprécie également la diversité des trois disciplines : « Je ne me lasse jamais vu qu’il y a trois sports. » En deux ans, il a rapidement progressé, jusqu’à signer plusieurs performances de référence, notamment un marathon de Paris en 2 h 38 min 58 s ou encore son premier Ironman en 2025 aux Sables d’Olonne avec un temps de 9 h 47 min 44 s.
Après son aventure hawaïenne, Virgil Boffelli ne compte pas s’arrêter là. Il est déjà inscrit au marathon de Paris, ainsi qu’à l’Ironman des Sables-d’Olonne.


























