Besançon. La France insoumise réaffirme son antifascisme devant 1 000 personnes

Carton plein pour La France insoumise (LFI) à l’occasion de son grand meeting de campagne dans le cadre des élections municipales de 2026. Plus de 1 000 personnes se sont réunies au Grand Kursaal de Besançon, lundi 23 février, pour soutenir Séverine Véziès et sept autres têtes de liste régionales. L’occasion, pour les ténors du mouvement Clémence Guetté et Mathilde Panot, de réaffirmer l’essence antifasciste du mouvement insoumis.

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©️La France Insoumise

À Besançon, ce lundi 23 février, La France insoumise se savait attendue. Par ses opposants d’abord, en pleine tempête après la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque. Par ses soutiens également, alors que l’avancée de l’enquête policière met chaque jour un peu plus à mal la version initiale de ce drame, qu’une partie de la classe médiatico-politique a d’abord cherché à imputer au mouvement insoumis. « Nous recevons chaque jour des messages de soutien, des personnes qui nous disent qu’elles ne sont pas dupes et qui sont scandalisées par l’utilisation de la mort d’un homme pour nous nuire », affirme Séverine Véziès.

Un public jeune

Un sentiment confirmé dans les gradins remplis du Kursaal, quelques minutes avant l’entrée des députées Mathilde Panot et Clémence Guetté, actuellement en tournée pour soutenir leurs candidats partout en France. Huit d’entre eux, tous issus de la région Bourgogne-Franche-Comté, ont d’ailleurs profité de cette venue à Besançon. Outre Séverine Véziès pour Besançon, Cédric Laithier (Pontarlier), Florian Chauche (Belfort), Maryse Vuerli (Montbéliard), Sébastien Poyard (Vesoul), Olivier Minard (Dijon), Jérôme Thiriet (Sens) et Patricia Marc (Chenôve) étaient présents.

Devant un public très jeune et « déterminé », les insoumis ont surtout réaffirmé leur antifascisme. « Nous sommes antifascistes, notre mouvement s’est construit dans la lutte contre une extrême droite toujours plus dédiabolisée, y compris par une majorité de la classe politique aujourd’hui. Nous refusons toute violence politique et nous sommes pour la révolution citoyenne par les urnes », a répété Clémence Guetté, avant de tacler ses alliés « d’un temps ou de toujours ». « Il y a eu 48 heures de flou assez désagréables à vivre, parce que cet antifascisme a été mis à distance par une certaine classe politique bourgeoise qui a eu peur ». Dans le même temps, une autre forme de meeting se déroulait lors de l’ultime conseil municipal bisontin du mandat (lire en pages Besançon). Reste à savoir si Anne Vignot ou Ludovic Fagaut parviendront à attirer autant de monde au Kursaal prochainement.