Invité de la semaine. Mathéo Simon, sacré « Meilleur Jeune Boucher 2026 » au Salon de l’Agriculture

Mathéo Simon, natif de Grand’Combe-Châteleu, a remporté le titre prestigieux de Meilleur Jeune Boucher 2026 au Salon de l’Agriculture.

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meilleur jeune boucher 2026

Pure produit du Haut-Doubs, Mathéo Simon revient du Salon de l’Agriculture plein de fierté. Sacré « Meilleur Jeune Boucher 2026 » à 21 ans, le natif de Grand’Combe-Châteleu a remporté un prix prestigieux mettant en lumière le savoir-faire du métier de boucher.

Comment s’est déroulé le concours du Meilleur Jeune Boucher 2026 ?

Au départ, nous étions quatre participants pré-sélectionnés pour participer au concours. Nous avons été évalués au cours de trois manches de 20 minutes autour de la préparation d’une pièce de viande.

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La première manche, nous avons dû préparer une épaule d’agneau. C’est l’une des pièces de viande les plus difficile à préparer. À l’issue de cette première manche, il y a eu un éliminé.

Pour la deuxième manche nous avons été évalués sur la préparation d’un rôti de veau. Il y a eu encore un éliminé.

Et pour la finale, nous nous sommes affrontés sur la préparation d’une côte de bœuf. Et j’ai gagné le titre à l’issue de cette épreuve.

Était-ce votre première participation au concours du Meilleur Jeune Boucher ?

Non, j’avais déjà participé à l’édition 2024 du concours. J’ai malheureusement terminé à la deuxième place. C’était frustrant pour moi de ne pas réussir à gagner.

Du coup j’ai décidé de retenter ma chance cette année et j’ai finalement gagné.

Qu’avez-vous ressenti au moment de gagner ce titre ?

Beaucoup de fierté. Mon travail et ma persévérance ont été récompensés. Mais ce prix va bien au-delà de ma personne, il récompense aussi le travail et l’engagement de tous mes maîtres d’apprentissage.

Ce sont eux qui m’ont tout transmis, qui m’ont formé et accompagné. Je suis vraiment heureux, fier de moi, et surtout fier d’eux. Cette victoire, elle est à nous.

Comment se préparer pour un concours comme celui-ci ?

Pour le jour-j, c’est une préparation importante. Mais c’est surtout une préparation de longue haleine qui se fait depuis trois ans et le début de mon apprentissage. J’ai énormément travaillé avec mes maîtres d’apprentissage pour pouvoir être prêt pour le concours.

Est-ce que devenir boucher était une vocation pour vous ?

En fait j’ai découvert la boucherie complètement sur le tas. Je n’étais pas du tout prédestiné à cela au départ.

A la fin de ma troisième, quand il a fallu choisir une orientation pour le baccalauréat, j’étais un petit peu indécis. Du coup je suis parti en baccalauréat général au Lycée Edgar Faure à Morteau.

C’est finalement à la fin de mon bac que je me suis dirigé vers la boucherie. Mais l’idée de devenir boucher n’est pas apparue depuis tout petit comme ça peut l’être pour certains…c’est arrivé assez tard dans mon parcours.

Aujourd’hui je ne regrette absolument pas ce choix. J’ai bien fait de choisir ce métier qui me passionne.

Comment se passe votre formation ?

Toutes les deux semaines, je vais à à l’École Professionnelle de la Boucherie à Paris. J’ai fait le choix de me former dans cette école car le niveau est très élevé. C’est la meilleure école de boucherie en France.

Le reste du temps je suis en apprentissage dans une boucherie. J’ai réalisé mes deux premières années d’apprentissage sur Paris, chez Romain Leboeuf qui est Meilleur Ouvrier de France. C’est une très bonne maison pour apprendre.

Puis j’ai décidé de revenir dans le Doubs, pour finir mon apprentissage aux côtés de mon frère, dans la boucherie familiale Chez Simon Saveurs. Il me reste un an et demi avant la fin de mon apprentissage.

Que retenez-vous de cette expérience au Salon de l’Agriculture ?

Ça nous met dans des conditions auxquelles nous ne sommes pas habitués, c’est très sympa !

On prépare la viande à 1,50 mètre du public donc on a beaucoup de pression qu’il faut essayer d’oublier pour être performant et rester concentré.

Mais c’est vraiment bien pour la profession d’avoir des ce type de concours. Ça permet vraiment de valoriser notre métier auprès des visiteurs. Ça rajoute du prestige à la boucherie.

On montre qu’être boucher c’est avant tout un savoir-faire. Nous ne sommes pas que des brutes qui découpent la viande.

Avec un titre comme celui-ci, votre future carrière de boucher est prometteuse. Quels sont vos objectifs ?

Aujourd’hui je n’ai pas vraiment d’objectifs pour le futur si ce n’est d’obtenir mon diplôme.

Et par la suite pourquoi pas continuer dans la Boucherie familiale. En tout cas c’est une option qui est envisageable….