Besançon. 83ème anniversaire de l’exécution de 16 résistants à la Citadelle de Besançon

Chaque année, le devoir de mémoire se perpétue le 26 septembre devant le monument du rocher de Valmy sur les hauteurs de Larnod.

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Le 26 septembre, 83ème anniversaire au Rocher de Valmy à Larnod, de l'exécution de 17 résistants du groupe Guy Mocquet fusillés à la Citadelle de Besançon et des 4 résistants déportés qui ne sont jamais rentrés ©YQ

2026, une commémoration particulière

La première promotion du Service National Volontaire portera le nom d’Henri Fertet, jeune étudiant bisontin fusillé le 26 septembre 1943 à la Citadelle de Besançon. Chacune des prochaines promotions de cet engagement volontaire portera le nom des 1 068 compagnons de la Libération.

Le 27 octobre prochain, Besançon commémorera le 100ème anniversaire de la naissance d’Henri Fertet, jeune homme dont la lettre émouvante à ses parents, écrite le matin de son exécution, a été lue par le Président de la République le 5 juin 2019 à l’occasion du 75ème anniversaire du débarquement. Henri Fertet, jeune lycéen bisontin a reçu à titre posthume la médaille de la résistance et a été fait Compagnon de la libération.

En intronisant la première promotion d’appelés le 15 septembre dernier, le Président de la République a rappelé aux jeunes volontaires réunis sur la base aérienne d’Orange « Vous, héritiers de ce combat qui fut celui de tant d’autres, avez aujourd’hui la chance de vivre dans la France libre. Votre époque n’est pas la sienne. Votre mission ne sera pas la sienne, mais le choix qu’il fit, celui de servir la France et de défendre sa liberté, fait écho à votre engagement ».

Des propos que pourraient reprendre à leur compte Pascal Ligier, Président de l’Amicale à la mémoire du groupe de résistants Guy Moquet et Jean-Jacques Fito, Président de l’Association à la mémoire d’Henri Fertet.

La croix de Lorraine sur le rocher de Valmy

Érigé en 1946 par les survivants de deux groupes de résistants de Larnod, le monument surplombe à 406 mètres d’altitude la vallée du Doubs. Il rappelle aux futures générations le sacrifice de ces résistants. La stèle porte le nom de 20 résistants morts pour la France. 16 ont été fusillés le 26 septembre 1943 à Besançon, 4 ont trouvé la mort dans les camps de concentration.

Ces résistants auront provoqué 25 attentats entre septembre 1942 et juillet 1943 avant d’être arrêtés, emprisonnés et exécutés par l’armée d’occupation allemande. Beaucoup d’entre eux s’étaient organisés dès le 23 juin 1940, quelques jours après l’appel du Général de Gaulle, première unité de résistance en Franche-Comté.

Associée ensuite au mouvement FTP (Francs-Tireurs et Partisans), ses actions étaient antérieures à l’organisation FTP, issue du Parti communiste français, entré en résistance en septembre 1941.

Yves Quemeneur