Besançon. Polémique autour de la communication de campagne de Ludovic Fagaut

À quelques semaines du premier tour des élections municipales des 15 et 22 mars 2026 à Besançon, une nouvelle controverse oppose les équipes de campagne des principaux candidats. La tête de liste LR, Ludovic Fagaut, est accusée par ses adversaires politiques d’avoir utilisé à son avantage la diffusion du Journal du Marais de Saône en pleine période électorale.

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Ludovic Fagaut
Photo DR.

Le Journal du Marais de Saône, une revue biannuelle éditée par le syndicat mixte de protection du Marais de Saône dont Ludovic Fagaut est président, a été distribué massivement ces derniers jours dans les boîtes aux lettres de plusieurs communes, y compris dans une partie de Besançon, secteur habituellement non concerné par cette diffusion mais où Ludovic Fagaut est candidat pour les prochaines élections municipales du mois de mars. De quoi faire immédiatement bondir ses opposants. Pour eux, la présence en première page d’un éditorial signé par le candidat, louant le travail du syndicat et mettant en avant des réalisations, constituerait une forme de propagande électorale déguisée à quelques semaines du scrutin. Ils estiment également que le tirage du numéro 35, triplé par rapport au numéro précédent (passant d’environ 8 300 exemplaires à plus de 25 600), indiquerait un élargissement ciblé de la diffusion en période de campagne.

Anne Vignot a saisi la Commission des comptes

La liste Besançon vivante, juste et humaine, conduite par la maire sortante Anne Vignot, a annoncé avoir saisi la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP). Elle évoque la possibilité d’un « don prohibé » au sens du code électoral si le syndicat mixte a financé indirectement une communication servant à la campagne du candidat.

De son côté, Ludovic Fagaut conteste ces accusations et dénonce, chez nos confrères, une forme de « harcèlement » et une polémique « injustifiée », niant toute intention de détourner cet outil à des fins électorales. Reste à savoir dans quel sens la Commission nationale des comptes statuera.