
Président du TJ par intérim depuis le départ d’Alain Troilo nommé à la tête du Tribunal Judiciaire de Grenoble, Olivier Molin avait souhaité en janvier « des vœux de stabilité pour la justice » fustigeant « l’instrumentalisation politique et le mauvais procès fait à l’un des piliers essentiels de la démocratie ».
Une succession à enjeux pour Sandrine Battala
Prendre la suite d’Alain Troilo n’est pas une mince affaire. Olivier Molin et Cédric Logelin, Procureur de la République, n’ont pas tari d’éloges à l’égard de l’ancien patron du TJ de Besançon « qui a remis en état le tribunal de Besançon depuis 2022 ». Alain Troilo a retrouvé une nouvelle complicité à Grenoble avec Etienne Manteaux (ancien procureur de la République de Besançon), récemment nommé Procureur de la République du TJ de Grenoble.
Sandrine Battala devra poursuivre et accélérer le travail judiciaire acharné dans la lutte contre le trafic de stupéfiants et les violences intrafamiliales. Son parcours professionnel devrait l’y aider. Diplômée de l’École Nationale de la Magistrature (ENM) en 1998, Sandrine Battala est par ailleurs titulaire d’un DEA d’histoire des droits de l’Homme et de l’IEP de Toulouse.
Une carrière au plus près des justiciables
Elle a débuté sa carrière comme juge des enfants au tribunal de grande instance de Douai avant d’être nommée comme juge d’application des peines à Montbéliard de 2000 à 2007. Sandrine Battala a ensuite pris la vice-présidence du tribunal de grande instance de Mulhouse en charge de l’instruction de 2007 à 2014 puis vice-présidente chargé de l’instance à Colmar. Depuis 2016, elle assurait le pôle famille et mineurs au TJ de Mulhouse.
A partir du mois d’août 2021, elle remplace déjà Alain Troilo à la tête du Tribunal Judiciaire de Belfort et c’est donc à nouveau Alain Troilo qu’elle remplace comme Présidente du TJ de Besançon depuis le décret du 7 janvier 2026 : « Madame Sandrine Battala, conseillère à la cour d’appel de Besançon, est déchargée de fonctions de présidente du tribunal judiciaire de Belfort et est chargée des fonctions de présidente du tribunal judiciaire de Besançon ».
Une juridiction attractive
En quelques mois, le siège (Sandrine Battala) et le parquet (Cédric Logelin) ont changé de titulaire à Besançon. Ils poursuivront l’activité d’une juridiction attractive. La nouvelle présidente a souligné son attachement à un travail de proximité, d’accompagnement et d’écoute envers la jeunesse en collaboration avec les services du département. Elle souhaite également agir sur le problème de la surpopulation carcérale à la maison d’arrêt de Besançon.


































