
Vendredi 3 avril, sous un grand soleil, Philippe et Martine Godefroid ont fait escale place du 8 Septembre à Besançon. À bord de leur 2CV bleue de 1978, le couple parcourt la France pour sensibiliser à la maladie de Parkinson et récolter des fonds pour la recherche.
5 200 kilomètres pour 52 étapes
Leur vie bascule il y a huit ans lorsque Philippe Godefroid, ancien pédiatre, est diagnostiqué atteint de la maladie de Parkinson. À ses côtés, son épouse Martine est une ancienne infirmière et cadre de santé. Le couple originaire de Bourgogne s’est élancé le 1er avril dans un périple de 5 200 kilomètres en 52 étapes. Un projet qu’il prépare depuis plus d’un an : « On se balade dans toute la France pour discuter de la maladie de Parkinson, on essaie de récolter des dons pour faire avancer la recherche », explique Martine Godefroid. À chaque étape, le couple installe un petit stand, distribue des flyers de prévention et échange avec le public, en étant accompagné de bénévoles locaux de l’association France Parkinson, partenaire de l’aventure. À Besançon, les passants ont ainsi pu découvrir leur initiative et contribuer à la cagnotte.

Rester actif pour ralentir la progression
La maladie de Parkinson est une pathologie neurodégénérative liée à une diminution de la dopamine dans le cerveau. Elle touche environ 175 000 personnes en France (Santé publique France, 2020) : « Il y a de plus en plus de personnes jeunes atteintes par la maladie », alerte Philippe. Malgré la maladie, il continue de mener une vie active, car rester en mouvement est l’un des meilleurs moyens de ralentir la progression des symptômes.
En plus de son traitement médical, le sexagénaire fait deux séances de kinésithérapie et d’aquagym chaque semaine. Ancien grand amateur de marathon, il a « encore la chance de pouvoir courir, même si c’est sur des plus petites distances », souligne-t-il. Il entretient aussi sa motricité en jouant des instruments comme le piano ou la guitare. Il veut porter un message optimiste : « La première chose difficile à accepter est que c’est une maladie dégénérative. Mais si on part en se disant qu’on est foutu, on aggrave facilement notre cas alors il faut se battre ».
Une aventure humaine et solidaire
Au-delà du parcours, c’est une aventure profondément humaine que vivent Philippe et Martine. « Nous, on a de la chance, c’est qu’on s’entend super bien et qu’on est très dynamiques, on aime bouger », sourit Martine. Après Besançon, le couple s’est dirigé en direction de Belfort, avant de poursuivre son tour de France jusqu’au 7 juin, sur une route semée de rencontres, d’espoir et surtout de solidarité : « Nous logeons principalement chez des gens qui ont proposé de nous héberger », conclut-elle.




























