Le 6 janvier, à la veille du déplacement pour le match contre Chambray, Jérôme Delarue, entraîneur de l’ESBF, s’est présenté en conférence de presse pour dresser un point d’étape de la saison. Battues quelques jours plus tôt lors du derby face à Dijon, le 3 janvier (24-26), et éliminées aux portes de l’Europe en fin d’année 2025, les Bisontines occupent aujourd’hui la 8ᵉ place de la Ligue Butagaz Énergie dans un championnat serré derrière les deux locomotives Metz et Brest. Quatre points séparent Nice, 3e, de Besançon. Le groupe entame cette nouvelle année avec la même ambition : jouer un rôle dans le haut du tableau.
Frustrant mais encourageant
La défaite face à Dijon, lors du premier match de reprise, a laissé des regrets dans les rangs bisontins. « Ça a été un vrai bon match, avec beaucoup d’intensité des deux côtés. On a mis les bons ingrédients, mais ça s’est joué sur des détails, et ça a tourné en faveur de Dijon », résume Jérôme Delarue. Comme souvent depuis le début de saison, il a manqué ce coup d’éclat en fin de rencontre, ce petit plus capable de rapporter de précieux points.
Chambray, Nice et Metz en janvier
Le déplacement à Chambray (7e, 21 pts) s’inscrit dans une série de matchs importants qui vont se succéder au mois de janvier. Viennent ensuite la réception de Nice (14 janvier) et un déplacement chez le leader Metz. Cette saison, Chambray est surtout l’équipe qui a brutalement stopper le parcours européen des bisontines en novembre 2025, après une double confrontation perdue. Un souvenir douloureux, même si l’entraîneur bisontin n’y voit pas de revanche : « on s’appuie forcément sur ce qu’on a fait en Coupe d’Europe, mais c’est une autre compétition. Il faudra être meilleur. Si on reproduit ce qu’on a fait contre Dijon, on aura nos chances », insiste-t-il, conscient que son équipe doit encore franchir un cap. Pour ce rendez-vous, l’ESBF devra composer sans Camille Mandret, touchée à la tête. La jeune Lalie Lambet, issue du centre de formation, est appelée pour compléter le groupe.
Se rapprocher du top 5 au plus vite
Si Jérôme Delarue refuse toute projection chiffrée ou calcul prématuré, l’objectif est clairement affiché. « Si on ambitionne de finir dans le haut du tableau, il faut gagner des matchs. Le résultat viendra par ce qu’on produit sur le terrain ». L’objectif de la fin de saison est assumé : remonter rapidement au classement et accrocher au moins une cinquième place, synonyme de qualification européenne. Une ambition en forme de voeux pour l’année à venir : « je souhaite que tout le monde se resserre autour de l’équipe et du club. On ira chercher quelque chose en étant unis. Quand je vois l’investissement des filles, ça me plaît. Même si c’est sûr, j’aimerais que ces efforts soient récompensés ».
































