Football. « Le vivier franc-comtois a le niveau pour la N3 », répète Jean-Luc Courtet, entraîneur du CA Pontarlier

Avant d’accueillir la réserve de Troyes, leader du championnat de National 3, samedi 7 mars, l’entraîneur pontissalien Jean-Luc Courtet savoure un maintien quasiment assuré. Le CA Pontarlier est même dans le bon wagon avec 27 points et devrait une nouvelle fois perturber la course à la montée, toujours avec la même philosophie : s’appuyer sur des jeunes du cru pour maintenir le club à ce niveau.

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CA Pontarlier en N3
Jean-Luc Courtet. Photo Martin Saussard

Le monde du ballon rond est trop instable pour banaliser la réussite du CA Pontarlier et de Jean-Luc Courtet au fil des saisons. L’entraîneur pontissalien, qui a franchi la barre des 800 matchs avec le club du Haut-Doubs en 2026, réussit une fois de plus à jouer le haut de tableau avec un effectif majoritairement composé de joueurs formés au club ou originaires de Bourgogne-Franche-Comté. Et, comme à son habitude, le coach rappelle que le plus important « reste le maintien ». « Ce n’est pas un manque d’ambition, mais du pragmatisme par rapport à des clubs adverses qui mettent des moyens conséquents pour monter et terminent avec le même objectif », sourit Jean-Luc Courtet.

Celui-ci semble quasiment acquis à l’entame du mois de mars, grâce à une très bonne série de dix matchs sans défaite débutée le 1er novembre 2025 (six victoires, quatre nuls), malgré un coup d’arrêt le 21 février à Torcy (défaite 1-0). « On fait cinq heures de route le matin, on arrive un peu groggy sur le terrain et on se fait surprendre par meilleur que nous », analyse l’entraîneur. « Maintenant, plus le maintien est obtenu tôt, plus on joue librement, et ça donne de bonnes surprises ».

Le CAP, maître de son destin ou faiseur de roi ?

Avec 27 points en championnat de N3, le CA Pontarlier est dans le wagon de tête avant de recevoir la réserve de l’ESTAC, leader avec sept points d’avance sur les Pontissaliens. « C’est la seule équipe qui pourrait nous battre deux fois, après une défaite à l’aller. Et connaissant l’amour du maillot des joueurs, ils ne voudront pas se laisser faire. Et puis, même si nous ne sommes pas un club structuré pour la N2, on ne va pas se priver de jouer la montée si nous en avons l’occasion », prévient Jean-Luc Courtet.

Les Pontissaliens sont surtout pleinement maîtres de leurs ambitions avec un calendrier avantageux face « aux gros ». Après la rencontre face à Troyes (2), ils accueilleront le Racing Besançon (4e) et le Jura Dolois (3e) en avril, avant de terminer au stade Paul-Robbe face à Chalon-sur-Saône (2e).

Autrement dit, l’équipe fanion pontissalienne regarde vers l’avant et pourrait surtout décider lequel de ses adversaires accédera à la N2 en juin prochain. Une valeur sûre du championnat qui, année après année, perdure sur le même modèle : la formation et l’utilisation des « jeunes du cru », épaulés par d’autres joueurs régionaux et seulement quelques bonnes pioches extérieures. « La Franche-Comté dispose d’un véritable vivier pour la N3 et ça a toujours été notre philosophie. C’est une fierté qu’il faut promouvoir. Les garçons ont l’amour du maillot, comme je l’ai dit, et se battent jusqu’au bout », conclut Jean-Luc Courtet qui, outre la suspension de son capitaine et défenseur Xavier Da Rocha, bénéficiera de toutes ses forces pour affronter Troyes.