Sport. Handball féminin : de l’émotion à tous les étages

Les adieux de plusieurs joueuses importantes à l’ESBF, l’incroyable parcours de Palente BH, le retour de Pontarlier en N2 où le club retrouvera Saône-Mamirolle. Les émotions ont été intenses et bien différentes pour les équipes départementales de handball féminin.

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Photo : Arthur Pupecki.

Ce mercredi 22 mai au Palais des Sports, l’ESBF a placé sa dernière rencontre de la saison sous le signe d’une émotion particulière, au moment de dire au revoir à cinq joueuses. Il y a bien sûr la gardienne japonaise Sakura Hauge, 37 ans, arrivée en 2019, dont la destination future n’est pas encore connue. Même chose pour la monténégrine Nada Corovic, au club depuis 2022. De son côté, la jeune Mélina Peillon s’envole pour Stella St-Maur. Pour Louise Cusset, ce départ sonne la fin d’une décennie à porter les couleurs bisontines, des premiers pas en moins de 18 ans, aux matchs européens avec l’équipe première. Une aventure humaine où la joueuse a noué des liens d’amitiés forts avec Clarisse Mairot, elle aussi sur le départ. La talentueuse demi-centre portera les couleurs de Brest où elle retrouve Raphaël Tervel et sa tante Sandrine Mariot, adjointe. Des remerciements, des larmes de nostalgie et un beau spectacle qui auront presque fait oublier une saison loin des attentes sportives avec une deuxième année consécutive sans coupe d’Europe.

Palente a été intraitable

Un autre club bisontin a ramené la coupe à la maison. Intraitables en championnat les femmes du Palente Handball sont assurées de retrouver la D2 l’an prochain. Les joueuses de Stéphane Delerce et Cheikh Seck ont parachevé cette saison par un magnifique succès en Coupe de France Fédérale, samedi 18 mai à l’Adidas Arena de Paris (33-18). « Une magnifique rencontre, du bonheur, on sent nos filles heureuses et ça se ressent sur le terrain », a confié le duo. Un premier titre pour le PHB qui pouvait être accompagné d’un second avec les finales du championnat N1F en Guyane, début juin. Dans la même poule, cette saison fut la première expérience à un tel niveau pour l’AS Saône-Mamirolle. Le club qui n’a cessé de grandir ces dernières années, a vite été lâché dans la course au maintien avant de s’offrir une première victoire historique en début d’année 2024, à domicile contre Reims.

À l’étage inférieur, le JA Maîche a lutté jusqu’à l’ultime journée pour se maintenir en N2. Dans une poule très serrée en bas de tableau, les joueuses du Haut-Doubs recevaient Montbéliard ce samedi 25 mai avec comme mission de s’imposer. À l’inverse, la fête a déjà bien commencé à Pontarlier, l’équipe féminine fanion étant assurée de monter en N2 depuis plusieurs semaines. Un succès loin d’être acquis au début de saison, quand le nouveau président Pierre-Alain Ratte s’est retrouvé sans entraîneur à deux jours du premier match. « Baptiste Jeannier, joueur blessé, a assuré l’intérim de la meilleure des manières. Le club a connu des succès à tous les niveaux, nos U18 féminines vont également retrouver l’échelon national. Le nombre de licenciés augmente, le niveau avec, c’est beau, très beau. Désormais l’objectif est de préserver un fonctionnement basé sur l’investissement de bénévoles très engagés. Sans eux, on ne serait rien. »