Comment est née l’idée d’un festival international Victor Hugo à Besançon ?

« Je suis à l’initiative de l’idée de ce festival et je me suis associé pour monter cet événement avec deux personnes : Jean-Pierre Bugada (responsable de la communication de l’ONU de 1981 à 2013) et Quentin Juy (directeur artistique de la compagnie Keichad). Le festival est porté par l’association « Besançon, j’aime ma ville ». Nous n’avons pas voulu recréer une association.

Le festival aura lieu sur 4 jours. Le 26 février est le jour de naissance de Victor Hugo (1802-1885), et à cette période, il n’y a aucun festival à Besançon ! Donc on s’est dit que ce serait le bon moment pour le faire. L’idée est vraiment de susciter, partager, promouvoir l’intérêt pour Victor Hugo ; sa vie, son histoire et l’universalité de ses œuvres. C’est vraiment cela l’idée du festival ! Une trentaine d’événements [sont prévus] : du théâtre, des lectures, des conférences, du cinéma, une grande dictée internationale, etc. »

La programmation est d’ores et déjà bouclée. Pouvez-vous nous donner quelques temps forts ?

« Le jeudi 25 février, on commencera par le spectacle « Hugo 1802 » à La Comédie de Besançon. Le vendredi 26 février au soir, Grégoire de Chavanes viendra pour son spectacle « Victor HuGOAT ».

Le 27 février, Plantu [fera] une conférence sur la liberté de la presse au Petit Kursaal. Il y aura aussi une exposition de ses dessins dans la cour du palais Granvelle.

Le 28 février, l’orchestre Victor-Hugo [jouera] « Les mélodies d’Adèle Hugo » orchestrées par Richard Dubugnon, avec Isabelle Druet. Ce sera le concert de clôture !

Nous aurons aussi une grande dictée internationale ! Nous faisons également un concours pendant quinze jours des plus belles vitrines inspirées de la vie de Victor Hugo et de ses œuvres avec les commerçants. »

« J’ai toujours pensé qu’on ne mettait pas assez en valeur Victor Hugo », Mikaël Demenge. 

Pouvez-vous nous en dire davantage sur cette grande dictée internationale ?

« Le 26 février, à la MSHE, « la grande dictée internationale CLA Victor Hugo » sera lue par Arnaud Friedmann et corrigée en duo avec un universitaire de l’Université Marie et Louis Pasteur. Nous faisons cela avec le CLA et la dictée sera diffusée en streaming dans le monde entier. »

Victor Hugo est un des plus grands écrivains de l’histoire. Pourquoi jusqu’à maintenant, nous n’avons pas eu de festival international Victor Hugo à Besançon ?

« Oui, c’est très curieux ! J’ai toujours pensé qu’on ne mettait pas assez en valeur Victor Hugo. L’idée est venue à la fin de l’année dernière de créer un festival. Le fait de parler de ce festival, c’est incroyable, j’ai eu des demandes depuis deux, trois jours de troupes, de compagnies en France, qui font des choses sur Victor Hugo et qui veulent participer. Il y a une belle dynamique de gens qui veulent s’intégrer à ce festival. Victor Hugo disait : « Rien n’est plus puissant qu’une idée dont l’heure est venue ». Je pense que l’idée du festival est venue. »

Une idée du budget pour cet événement ?

« Aux alentours de 65 000€ ! Le festival s’autofinancera grâce aux billetteries à hauteur de 60% du budget global. Le reste [sera] du mécénat et des subventions des collectivités locales. Je lance un appel à des mécènes ! »