Haut-Doubs : l’impressionnant mouvement de solidarité pour les ukrainiens

Depuis une semaine dans le Haut-Doubs, l'élan solidaire pour aider les ukrainiens vient de toute part. Dans le Val de Morteau comme à Pontarlier, les associations multiplient les récoltes pour livrer le convoi organisé à Besançon, samedi 5 mars.

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Les bénévoles d'Emmaüs Les Fins ont chargé deux camions de dons à destination de Besançon

L’envahissement de l’Ukraine par la Russie suscite l’émoi des familles du Haut-Doubs. À la télévision, radio, sur les réseaux sociaux, tout le monde suit et observe avec effroi l’évolution de la situation à 2300 kilomètres environ de nos foyers. Une proximité géographique qui explique selon Edith Vieille, bénévole au sein d’Emmaüs Les Fins, l’incroyable mouvement de solidarité des habitants et entreprises pour les ukrainiens. « En discutant avec les gens autour de nous, ils nous disent clairement « la guerre est à nos portes ! », beaucoup ont peur mais tous veulent aider la population ukrainienne. C’est impressionnant de voir tout ce que l’on a récupéré depuis une semaine pour aller le déposer vendredi à Besançon. »

Un convoi géant part de Besançon ce samedi 5 mars

Comme d’autres associations, Emmaüs Les Fins a répondu à l’appel de Stéphane Ravacley. Le boulanger bisontin a lancé un grand mouvement de solidarité pour récupérer un maximum de dons et partir en Pologne, ce samedi 5 mars. Depuis, des centaines de colis arrivent à la Huche du Pain, rue Rivotte. « On lui a demandé ce dont il avait besoin pour activer notre réseau sur place. On a toqué à la porte de beaucoup de gens dans le Val de Morteau. Les gens ont répondu de manière exceptionnelle. Il y a assez de vêtements apparemment donc on a cherché de la nourriture, couvertures, etc. Nous avons acheté des médicaments sans besoin d’ordonnance pour 1000 €, des entreprises nous ont donnés des palettes de cartons, des packs d’eau, etc. Vendredi 4 mars, nous irons livrer à Stéphane Ravacley tout ce que l’on a. Il y a deux camions remplis. », se félicite Edith Vieille qui a renommé cet élan comme « le convoi de solidarité des Fins ».

« Nous avons acheté des médicaments sans besoin d’ordonnance pour 1000 €, des entreprises ont donné des palettes de cartons, des packs d’eau, etc. Vendredi 4 mars, nous irons livrer à Stéphane Ravacley tout ce que l’on a. Il y a deux camions remplis. »

A Pontarlier Emmaüs s’allie aux Enfants de Tchernobyl

Même constat à Pontarlier où en d’Emmaüs rue Gustave Eiffel, Michelle Jankow, responsable de l’association ‘‘Les Enfants de Tchernobyl » a installé un point de dépot. Depuis le mardi 1er mars, elle voit affluer des dizaines de personnes par jour. De 14 h à 17 h jusqu’au 5 mars, le public pouvait venir déposer ce qu’il souhaite. Une initiative un peu excentrée du centre-ville. La boutique Ouchka de Neila Dridi s’est proposée pour faire le lien. « Les délais sont très courts mais en deux jours seulement j’ai reçu plein de dons. C’est beau à voir ! »

Pour Emmaüs la mission ne fait que commencer. « On est parti pour 3 à 4 week-ends d’affilés », assure Edith Vieille. L’antenne européenne a également appelée les bénévoles à rejoindre le mouvement. « Samedi 12 mars nous organisons une vente exceptionnelle dont les profits seront intégralement reversés à Emmaüs Europe pour l’Ukraine. Nous sommes 55 bénévoles aux Fins a oeuvré et tout le monde est déterminé. »

Martin SAUSSARD