Municipales 2026. 57  » travailleurs  » pour la liste bisontine de Lutte Ouvrière

Le parti Lutte Ouvrière présente à Besançon une liste de 57 noms menée par Nicole Friess et renouvelée pour moitié par rapport aux élections de 2020. Le discours, lui, reste inchangé contre le système capitaliste que Lutte Ouvrière souhaite renverser.

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Olivier Millot, Nicole Friess et François Fruitet /© Hippolyte Sanseigne

Dans la salle Bidault du Kursaal de Besançon, les slogans affichés sur les murs donnent le ton : « le capitalisme c’est la guerre », « Les travailleurs font tourner la société, à eux de la diriger ! » ou encore « Pour avoir la paix il faut le renverser ». Ce vendredi 13 février, la tête de liste Nicole Freiss accompagnée d’Olivier Millot (2e) et François Fruitet (8e), ont présenté la liste « Le camp des travailleurs » pour les municipales de Besançon. Le parti Lutte Ouvrière est représenté par plus de 10 000 personnes dans près de 250 communes en France : « ils auront face à eux d’autres partis qui feront croire que le sort des classes populaires peut changer si le peuple vote pour le bon représentant. Tous ces politiciens ne remettent pas en cause le système capitaliste », dénonce Nicole Friess.

Une liste renouvelée pour moitié

À Besançon, Lutte Ouvrière est toujours parmi les premiers partis à déposer une liste, grâce à un socle solide de militants. La liste de 57 noms, dont un tiers de moins de 30 ans, est renouvelée de moitié par rapport à celle de 2020. « Nous ne nous présenterons pas pour aveux de témoignage mais pour exprimer la colère de ceux qui produisent toutes les richesses et qui aspirent à diriger la société ». La tête de liste dénonce une situation sociale « injuste », pointant notamment les difficultés des travailleurs face à l’enrichissement des grandes fortunes.

Un combat plus qu’un programme

Nicole Friess assume ne pas proposer de programme municipal : « On n’est pas des faiseurs de rêve, les budgets des municipalités sont réduits. Ils vont faire des promesses qu’ils savent très bien ne pas pouvoir tenir. Il faut renverser ce système. » Elle se dit révoltée par la situation des sans-abris en ville : « Si j’étais élue, la première chose que je ferais ce serait de réquisitionner tous les logements vides, parce qu’il y en a sur Besançon ». Reste à savoir si celle dont l’engagement militant remonte à 1977 parviendra à dépasser les 1,22 % obtenus au premier tour des élections municipales de 2020.