
Selon les analystes de la Banque de France, la progression est portée par les services marchands, certaines branches industrielles et un rebond dans le secteur du bâtiment. La production industrielle augmente davantage qu’anticipé, soutenue en particulier par l’aéronautique, la chimie et les biens d’équipement. L’agroalimentaire et l’industrie automobile enregistrent à contrario un net recul. Les services marchands sont en progression dans les services aux entreprises, la restauration et le travail temporaire.
La croissance se poursuit sur le mois de novembre dans l’industrie et les services, à un rythme plus modéré. Les carnets de commandes industriels restent peu fournis, alimentés par une situation politique et économique très incertaine.
Globalement, la trésorerie des entreprises est plutôt équilibrée. Elle se détériore toutefois dans certains secteurs industriels.
Les difficultés d’approvisionnement restent limitées (7% des entreprises interrogées), sauf dans l’aéronautique et l’automobile. Les hausses de prix des intrants se diffusent partiellement, entraînant une légère remontée des prix de vente dans l’industrie. Les prix restent orientés à la baisse dans le bâtiment et suivent une légère évolution dans les services.
Un faible regain dans l’emploi
17% des entreprises régionales interrogées par la Banque de France rencontrent toujours des difficultés de recrutement. Ce pourcentage reste stable. La faible hausse de l’emploi est portée par les services et le recours à l’intérim.
Sur la base des résultats de l’enquête menée fin octobre / début novembre, le PIB régional devrait progresser légèrement au 4ème trimestre de l’année 2025.
Points clefs de l’Industrie

L’activité industrielle dépasse les prévisions exprimées au mois de septembre. Les commandes sont toutefois en léger recul, sur le marché national et à l’export, entraînant une baisse des carnets de commandes. Les stocks diminuent légèrement et le prix des matières premières et des produits finis augmentent sensiblement. La production devrait connaître une légère augmentation, bien que les effectifs progressent faiblement.
Points clefs des services
L’activité des services marchands se révèle moins favorable, notamment dans le transport et l’ingénierie. Le travail temporaire et l’hébergement-restauration demeurent un peu plus dynamiques. Selon la Banque de France, la demande reste fragile dans un contexte d’incertitude politique actuel avec une visibilité limitée. Les effectifs se maintiennent et le secteur s’orienterait vers une légère baisse de l’activité.
Points clefs du bâtiment et des travaux publics

L’activité connaît une petite progression, portée par les chantiers de second œuvre (travaux de rénovation), alors que le gros œuvre reste atone. Les portefeuilles de commandes reculent. La pression concurrentielle a pour conséquence des devis revus à la baisse. Dans des perspectives prudentes, les entreprises maintiennent toutefois les emplois.
Le secteur des travaux publics conserve une dynamique soutenue. Pour autant, la demande fléchit et les entreprises ont des difficultés à renouveler les carnets de commandes, notamment pour le terrassement. Le niveau de prix des devis se maintient ainsi que le renforcement des effectifs, le secteur pariant sur une progression de l’activité.

Les travaux publics dépendent à plus de 60% des commandes publiques et notamment des collectivités locales et territoriales. Les PME et les PMI industrielles, commerciales et de services, participent à la création de richesses dans les territoires. Les emplois sont très souvent non délocalisables.

































