Région. L’État poursuit son partenariat avec l’AFTC de Bourgogne Franche-Comté

Le vendredi 13 février, Rémi Bastille Préfet du Doubs, Cédric Logelin Procureur de la République de Besançon et Jean-Louis Couturet Vice-Président de l’AFTC Bourgogne Franche-Comté ont signé une nouvelle convention pour unir leurs efforts dans la sensibilisation des auteurs d’infractions routières et favoriser la prise de conscience des conséquences des comportements routiers à risque.

56
Le 13 février 2026, Cédric Logelin Procureur de la République, Rémi Bastille Préfet du Doubs, Jean-Louis Couturet vice-président de l'AFTC ont signé une nouvelle convention permettant à Francis Marotel d'intervenir au cours des procédures d'ordonnance pénale dans le périmètre du Tribunal Judiciaire de Besançon ©YQ

L’AFTC. Sous cet acronyme, il faut lire « Association des Familles de Traumatisés crâniens et Cérébro-lésés ». L’association propose des actions de soutien aux personnes traumatisées crâniennes et intervient également auprès des personnes souffrant de handicaps invisibles.

En matière de sécurité routière, l’association intervient dans les actions de prévention sur les risques routiers, notamment auprès des collégiens et lycéens et dans les procédures d’alternatives aux poursuites pénales pour les personnes coupables d’infractions de faible gravité mais dont les conséquences auraient pu être dramatiques.

Francis Marotel, intervenant pour l’association, parcourt toute la région pour porter la bonne parole d’un traumatisé crânien. Il y a 31 ans, ce pâtissier passé par les commandos parachutistes, était un motard sans histoire, passionné raisonnable de moto. Le 5 septembre 1994, un automobiliste l’a percuté, le laissant pour mort au bord d’une route du Jura. L’auteur ne s’arrêtera pas ! Après une longue période de coma, de réadaptation, Francis Marotel consacre désormais son temps au service de l’association, tentant de porter la parole de la prévention routière. Ses interventions sont marquantes, tant auprès des jeunes que des coupables de délits routiers.

Potentielles victimes ou potentiels auteurs d’infractions routières, chacun prend alors conscience des séquelles lourdes et irréversibles, des drames humains et familiaux qu’un mauvais comportement routier peut engendrer. L’absence de casques pour un motard ou un cycliste, le non-port d’une ceinture de sécurité, la vitesse et la consommation d’alcool et pire parfois, le fait de répondre à un SMS, sont autant de causes de catastrophes dont les auteurs sont parfois aussi les victimes.

Tous les dispositifs de prévention sont utiles

Rémi Bastille a rappelé les mauvais chiffres de l’insécurité routière dans le Doubs, notamment en 2025. C’est une moyenne de 370 accidents corporels par an qui sont constatés dans le département sur les cinq dernières années. Cédric Logelin a souligné l’arsenal répressif à la disposition de la Justice pour tenter de diminuer ou prévenir les comportements à risques. « On constate encore des accidents avec des victimes ne portant pas de ceinture de sécurité ». De son côté, le représentant de la Prévention Routière a insisté sur les causes d’accidents liées à « des distracteurs » (téléphone, sms…).

Une convention à objectifs concrets

La convention qui lie la Justice, l’État et l’AFTC dans le Doubs porte sur 22 interventions par an dans le périmètre du Tribunal Judiciaire de Besançon. Francis Marotel, intervenant pour l’association, sera présent lors des audiences du délégué du procureur décidant d’une ordonnance pénale pour des faits délictuels de faible gravité. Le témoignage d’une victime qui porte encore les séquelles de son accident est une façon de faire prendre conscience aux auteurs d’infractions des conséquences parfois dramatiques de leur comportement routier. Une convention identique sera prochainement signée dans le périmètre du tribunal judiciaire de Montbéliard.

Yves Quemeneur