Football. Avec son changement de système, le Racing Besançon rêve à nouveau de N2

L’invincibilité du Racing Besançon depuis le 20 décembre est d’abord le fruit d’un changement tactique réussi pour l’entraîneur Jérôme Monier, qui retrouve une équipe prolifique et solide défensivement. De bon augure avant d’entamer la dernière ligne droite, avec notamment des confrontations à domicile face au leader Troyes et au Jura Dolois (3e) dans quelques semaines. Avant cela, il faut d’abord poursuivre la lancée face à Thaon, ce samedi 7 mars.

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Victor Tilliez est devenu incontournable depuis son arrivée à Besançon. Photo DR/Racing Besançon.

On ne donnait pas cher des ambitions du Racing Besançon après quatre mois de compétition et sept rencontres : trois nuls, deux victoires, autant de défaites et surtout de grosses difficultés à marquer plus d’un but par match. Arrivé à l’été, Jérôme Monier a d’abord « repris le système et les choses mises en place », confie l’intéressé, tâtonnant avec les joueurs à sa disposition.

Le premier déclic est arrivé lors de la 8e journée. À Troyes, chez le leader lancé sur une série de sept victoires consécutives, les Bisontins sont allés chercher une victoire pour le moins inattendue. « Depuis, on est quasiment à deux points et deux buts par match en moyenne », savoure l’entraîneur. En dix matches, le Racing Besançon a surtout enregistré cinq victoires, dont quatre avec plus de trois buts inscrits, pour une seule défaite. Un rythme qui, malgré la défaite (3-2) face au Jura Dolois (3e), concurrent direct à la montée, permet aux Aigles rouges de pointer à la 4e place du championnat, à six points de la réserve troyenne, toujours leader avec 34 points.

Le Racing vise toujours plus haut depuis 10 matchs.
Photo Racing Besançon.

Du 4-5-1 au 3-4-3

« Ce déclic est dû à un changement de système. On manquait d’animation offensive avec ce 4-5-1, donc on a rebasculé sur un 3-4-3 où nos latéraux et nos milieux centraux sont très actifs. On accepte de laisser un peu plus le ballon à l’adversaire pour éviter de se faire contrer comme en début de saison et, à l’inverse, faire mal sur des phases rapides », analyse Jérôme Monier. Un changement de système auquel s’ajoute la bonne pioche nommée Victor Tilliez, 21 ans, arrivé du Rouen FC (National), et qui s’épanouit au sein de l’attaque bisontine en compagnie d’Alexis Chaillet, intégré au groupe N3 en cours de saison. « Ça a aussi obligé certains joueurs à s’adapter au poste, comme Elias Rigault ou Roman Minary mais quand on a des joueurs intelligents et bosseurs, c’est tout de suite plus facile », poursuit l’entraîneur, qui n’hésite pas à intégrer la jeunesse peu à peu, comme le jeune et prometteur Naïm Cissokho.

S’il n’est pas totalement maître de son destin pour la suite, le Racing Besançon a, ce samedi 7 mars, l’occasion de poursuivre cette bonne passe face à Thaon-les-Vosges au stade Léo-Lagrange. Le club gardera forcément un œil sur les autres terrains où, le même week-end, le CA Pontarlier (5e) reçoit la réserve de Troyes (1er) et le Jura Dolois (3e) affronte Chalon-sur-Saône. Des affrontements directs entre candidats à la montée en N2, un objectif fixé à Besançon dans les deux ans.

Le calendrier du Racing Besançon pour le mois de mars
  • 18e journée, samedi 7 mars : RB – Thaon
  • 19e journée, samedi 14 mars : Belfort – RB
  • 20e journée, samedi 21 mars : RB – Troyes (2)
  • 21e journée, samedi 28 mars : Sochaux 2 – RB