
Faire le pont entre élus, citoyens, entreprises ou associations pour mutualiser des questionnements, des ressources et des appuis techniques autour de nos modes de vie (se loger, se déplacer, se chauffer, s’alimenter, vivre en bonne santé). Telle est la volonté du Pont Commun, un nouveau collectif de citoyens sur le secteur du Grand Pontarlier. Une réflexion née dans le contexte des élections municipales. « Je suis présente dans plusieurs associations. Les discussions tournaient autour des mêmes enjeux. On a des entreprises très compétentes sur le territoire, on a énormément d’associations, des acteurs locaux donc quelque soit la nouvelle liste, il y aura peut-être besoin d’être en soutien sur ces questions là », détaille Stéphanie Martin-Vavasseur. Un questionnaire a été envoyé à tous les candidats des communes du Grand Pontarlier pour se positionner sur dix thèmes du quotidien en lien avec les enjeux socio-environnementaux, dont les réponses ont été publiées sur les réseaux sociaux du collectif.
Travailler avec les élus
Mais au-delà des élections, le collectif veut continuer à travailler avec les élus. « Il y a déjà des choses qui se créent entre associations mais avec des besoins de mutualiser parfois. On se dit, pouvons-nous mutualiser ce qui existe déjà et faire avec ce qu’on a ? On comprend les contraintes budgétaires. On n’est pas obligé de faire plus mais juste différemment en créant des synergies. Il y a plusieurs objectifs. Pour une municipalité nouvelle, c’est s’appuyer sur des personnes qui sont déjà engagées sur ces sujets, donc qui ont une expertise et des connaissances, qui ont un réseau de bénévoles. C’est aussi une source pour eux d’avoir des idées novatrices, ainsi que d’engager les associations et citoyens au démarrage ». Une manière de créer du lien pour démultiplier les projets, en mutualisant les moyens.
Une démarche apartisane
Rien n’est encore arrêté. Une chose est cependant sûre, la démarche se veut totalement apartisane. « C’est le sujet de tout le monde. On veut pouvoir avancer sur les sujets, être très simples et très pragmatiques. La complexité existe partout ailleurs, on veut faire des ponts simples avec des choses qui existent », poursuit Stéphanie Martin-Vavasseur. Le collectif veut aussi peser sur la durée. « En préparant le questionnaire, on s’est rendu compte que beaucoup de choses avaient déjà été faites mais qu’on ne le savait pas. On s’est dit que le Pont Commun pouvait être un espace de redistribution de l’information entre les élus, les citoyens, les entreprises, les associations. Informer là-dessus c’est déjà énorme, ainsi que comprendre les problématiques : pourquoi il y a des arbitrages, et ensuite avoir une discussion autour d’une table ». Chaque acteur pourrait s’investir dans ce qui est possible et faisable, les associations et entreprises étant déjà bien impliquées dans leurs projets respectifs.

































